La CEDEAO regrette la décision de transition de 24 mois au Mali

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BAMAKO, 7 juin (Reuters) – La CEDEAO, bloc régional d’Afrique de l’Ouest, a dit mardi regretter la décision du gouvernement intérimaire du Mali de prolonger de 24 mois la transition vers le retour à un régime civil alors que les négociations entre les deux parties sont en cours.

La junte au pouvoir au Mali, qui a pris le pouvoir lors d’un coup d’État en août 2020, a publié un décret lundi fixant le calendrier de 24 mois, à compter de mars 2022.

La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui compte 15 membres, a fait pression pour une prolongation plus courte, de 16 mois au maximum. La CEDEAO a imposé des sanctions sévères en janvier après que la junte a déclaré qu’elle n’organiserait pas d’élections démocratiques le mois suivant comme prévu initialement.

« La CEDEAO regrette qu’alors que les négociations sont toujours en cours pour parvenir à un consensus, les autorités maliennes aient pris cette décision sur la transition », a déclaré le bloc dans un communiqué.

Elle a indiqué qu’un négociateur de la CEDEAO continuerait à engager les autorités maliennes pour parvenir à un « calendrier convenu mutuellement ».

Les chefs d’État des pays membres de la CEDEAO se sont réunis ce week-end au Ghana, où ils ont décidé de ne pas lever les sanctions contre le Mali, à moins que la junte ne propose une transition plus courte. Ils devraient tenir un autre sommet avant le 3 juillet.

Reuters, 08/06/2022

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