Gains mitigés pour les pays Mena

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Le renforcement de la croissance de la reprise stabilise les niveaux d’endettement régionaux, tandis que la hausse des prix de l’énergie génère de solides excédents courants parmi les exportateurs de pétrole et un retour aux excédents budgétaires pour certains

La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord est parmi les plus touchées par la guerre russo-ukrainienne

Les perspectives de croissance économique se sont assombries à l’échelle mondiale et dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) six mois après que le FMI, basé à Washington, a publié ses précédentes prévisions semestrielles.

Le fonds s’attend à ce que le PIB réel dans la région Mena augmente d’environ 5 % en 2022 et de 3,6 % d’ici 2023, contre une croissance estimée à 5,8 % dans la région en 2021.

Une croissance économique inégale est prévue entre les exportateurs et les importateurs de combustibles fossiles de la région à la suite des prix records du pétrole et du gaz et de la guerre russo-ukrainienne.

L’Arabie saoudite, par exemple, devrait connaître une croissance de 7,6 %, soit une hausse de 2,8 points de pourcentage par rapport aux prévisions du FMI en octobre.

Les prévisions pour 2022 pour l’Arabie saoudite reflètent « une production pétrolière plus élevée conformément à l’accord Opep+, renforcée par une croissance plus forte que prévu dans le secteur non pétrolier », a déclaré le FMI.

Le PIB réel des Émirats arabes unis devrait augmenter de 4,2 % en 2022, contre environ 2,3 % en 2021.

L’Iraq et le Koweït, les économies les plus dépendantes du pétrole de la région, devraient enregistrer des croissances de 9,5 et 8,2 % cette année, contre 5,9 % et 1,3 % en 2021.

Cependant, le FMI prévoit l’inverse pour l’Iran et l’Algérie, tous deux exportateurs de pétrole. La croissance du PIB réel devrait ralentir de 4 % en 2021 pour les deux pays à 3 % en Iran et 2,4 % en Algérie cette année.

De même, le FMI s’attend à un ralentissement de la croissance des importateurs de pétrole que sont le Maroc et la Tunisie. La croissance du PIB réel du Maroc devrait passer de 7,2 % à 1,1 %, tandis que celle de la Tunisie passera de 3,1 % à 2,2 %.

L’Égypte et la Jordanie devraient résister à la tendance baissière. La banque prévoit une croissance de l’économie égyptienne de 5,9 % en 2022 contre environ 3,3 % en 2021, tandis que la Jordanie devrait croître de 0,4 point de pourcentage en 2022 à 2,4 % par rapport à l’année précédente.

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