Accusé d’espionner pour le Maroc,le CFCM déclaré mort

Accusé d’espionner pour le Maroc, le CFCM déclaré mort – France, Algérie, Conseil français du culte musulman,

Invité du Grand Jury RTL – Le Figaro – et LCI, le ministre de l’Intérieur français Gérald Moussa Darmanin a annoncé la rupture du dialogue entre l’Etat français et le Conseil français du culte musulman présidé par le Marocain Mohamed Moussaoui.

«Pour les pouvoirs publics, pour la République française, le Conseil français du culte muslman, CFCM, n’existe plus, il n’est plus l’interlocuteur de la République, aujourd’hui, le CFCM est mort», a déclaré séchement Darmanin. Il faut savoir que le CFCM, création de Sarkozy, est contrôlé et dirigé par le Maroc. Une enquête du journal l’Opinion a prouvé l’implication directe de Mohamed Moussaoui, président de cette organisation, dans une affaire d’espionage d’Etat au profit du Makhzen. Son but principal est d’asseoir l’influence du Maroc sur de nombreuses mosquées françaises et mettre à l’ombre par la même occasion la grande mosquée de Paris dirigée par l’Algérien Hafiz. L’enquête a même révélé que l’appartement qu’occupe Moussaoui est une prpriété de l’ambassade du Royaume du Maroc en France.

Grande mosquée de Paris

Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Mohamed Moussaoui a dénoncé hier via un communiqué fleuve, les déclarations de Gérald Darmanin sur la “mort” de cette instance, la jugeant «inacceptable» et «pas justifiée». «Cette déclaration n’est pas acceptable ni sur la forme ni sur le fond», répond Mohamed Moussaoui. «Des propos de cette gravité ne peuvent être tenus par un ministre de la République dans un langage approximatif, au détour d’une réponse à une question d’un journaliste», tonne-t-il. Cette réaction violente de la France à l’encontre du Maroc, -la première du genre depuis plusieurs années-, intervient au milieu d’une guerre sans merci autour de l’Islam en France.

Elle coïncide aussi avec la visite à Alger du recteur de la Grande mosquée de Paris «à sa demande», au lendemain de la visite de Le Drian. L’Algérien Chems Eddine Hafiz a été reçu par le président de la République et quelques jours plus tard par le minsitre des Affaires religieuses et des Wakfs, Youcef Belmehdi. Le chef de l’Etat, avait donné au recteur de la Grande mosquée de Paris « les directives pour poursuivre ses efforts en améliorant les performances de cette institution, et ce, en adoptant le juste milieu et la modération et en luttant conre l’extrémisme ».

Par ailleurs, les médias marocains ont couvert en long et en large cette «bombe», soutenant bien évidemment, « leur » CFCM et dénonçant par le même occasion la décision de Darmanin.

Y. C.

L’Algérie aujourd’hui, 14/12/2021

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