Après le GME au Makhzen, le GAZELA tchèque

Après le GME au Makhzen, le GAZELA tchèque – Le twit d’un député tchèque au sujet du gazoduc qui passe par le Maroc

Un député européen tchèque a scribouillé un Tweet concernant la décision algérienne de non-renouvellement du contrat du GME ainsi que de couper tous les robinets d’eau au vilain voisin… à l’Ouest. Il, j’ose même pas le nommer, ce député, menace l’Algérie de sanctions européennes.

Quel culot diplomatique sans la moindre réserve !

Quel culot, oui, lorsqu’on sait que la mission principale du gros machin qui est l’ONU, pour paraphraser le Général gaulois, et aussi bien celle du gouffre européen sans fond qui est l’UE, manageant de coutume beaucoup de discriminations parmi ses pays membres, est justement de ne jamais taquiner la souveraineté des pays indépendants. Souveraineté territoriale, souveraineté politique, économique…

Un culot sans précédent ! Plutôt un travers né de la disparition de l’Europe des Nations. L’UE, un bloc dont le seul maître à bord est l’Allemagne, et un bloc que beaucoup de courants politiques, en Europe, rejettent en réclamant des référendums de retrait à chaque rendez-vous électoral. Le Brexit en est le bel exemple.

Mais un proverbe bien de chez nous enseigne ce fait que si nous sommes tentés occasionnellement à nous prêter à l’affabulation, il faut juste attendre d’enterrer ceux qui nous connaissent et qui nous sommes réellement.

La Tchéquie, ce minuscule pays aujourd’hui myope à l’égard de l’Algérie n’existe que depuis 1918. Et encore ! Il a toujours compté parmi les proches amis des Algériens avec des conventions à l’arraché. Un contrat culturel de coopération datant de 1964, pour apprendre aux enfants algériens à tapoter sur un piano ou à frotter les cordes d’un violon. Aujourd’hui caduc, et nos enfants n’ont rien ou peu appris des Slovènes.

D’autres accords sont toujours valables, relatifs soit à l’aide juridique dans le domaine familial, soit à la prévention de la double taxation dans le transport aérien. Ce sont des accords des plus protocolaires. Aucun accord sur le transfert technologique malgré que la Tchéquie, dont la production de voitures avoisinait les 2% de l’industrie mondiale, il y a quelques années, a tout bradé aux enfants de Bismarck.

Avec l’Algérie, les intérêts tchèques sont aussi dans le domaine militaire, aéronautique précisément.

Mais le talent d’Achille de la relation algéro-tchèque est ailleurs.

Avec le début de crise syrienne, Américains et sionistes n’ont pas trouvé meilleure idée que d’installer un bouclier antimissile sur son territoire avec une exigence de droit de regard et d’implication russe dans les décisions. Le niet russe était ab irato. Évidemment les plans des États-Unis et des sionistes ont changé illico et le projet de ce dangereux radar sur le territoire tchèque à la poubelle. La Russie est non seulement le pays qui, pour rappel, alimente le pays de Kafka de gaz et de pétrole et aussi un important partenaire économique de la Tchéquie qu’il ne faut pas énerver vu que Poutine est connu par humeur très changeante, surtout concernant les dépassements des lignes rouges. «Alors maintenant, de deux choses l’une, ou bien tu continues sur ce ton et je t’écrase. Ou alors tu arrêtes de parler comme ça et tu verras. Tu viens juste de devenir Président de la France mais je peux faire de toi le roi d’Europe», avait-il menacé Sarkozy devant témoins, le président de la France SVP, en 2007.

L’Algérie fait partie des proches de la Russie en étant une puissance régionale malgré l’errance diplomatique du Makhzen et ses acolytes de l’UE.

Enfin, il ne faut surtout pas oublier qu’après la révolution de velours de 1989, la Tchéquie s’est jetée sans aucune retenue dans les bras d’abord des sionistes où le Mossad opère sans se cacher, des États-Unis, de la France, de l´EU et de l’Otan avec lesquels il partage, selon les discours officiels, les valeurs.

Reste juste à redéfinir le concept du mot valeurs et intégrer dans le lot le royaume du travesti M6.

De là qu’un député européen d’un pays microscopique ose menacer l’Algérie au nom de l’UE, c’est tenter le diable. C’est prendre le risque de voir sombrer la Tchéquie broyer du noir et voir le GAZELA se perdre dans la mer Baltique par souveraineté russe.

Chut Monsieur le dépité !

Drž hubu, pán naštvaný!

Par S. Méhalla

Crésus, 02/11/2021