Projet du gazoduc transsaharien

La faisabilité du projet du gazoduc transsaharien est tributaire de la croissance de la demande mondiale future sur le gaz naturel et la capacité de production des pays impliqués

Alors que la première phase du processus de réalisation du gazoduc transsaharien est achevée, la faisabilité du projet est conditionnée de la croissance de la demande mondiale future sur le gaz naturel et la capacité de production des pays impliqués.

Le projet de gazoduc transsaharien (TSGP) visant à connecter les gisements de gaz naturel nigérians à l’Europe via le réseau de gazoduc algérien, revêt une grande importance pour les pays impliqués et le continent africain. Il devrait permettre le renforcement des relations de l’Algérie avec le Nigéria et le Niger, a indiqué le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, repris par l’APS. « Ces pays bénéficieront des avantages sociaux et économiques résultant de ce projet », a-t-il ajouté, lors de son intervention avant hier par visioconférence, à la réunion de haut niveau de la Commission Africaine de l’Energie (AFREC).

Faisant état que le projet est inscrit au programme du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), Arkab a mentionné que le projet va contribuer au développement du continent à travers l’amélioration de l’accès à l’énergie.

Dans ce contexte, Arkab a souligné également que l’Algérie est disposée à « répondre aux préoccupations de ses partenaires africains dans le sens de la sécurité de leurs approvisionnements et la garantie de nos intérêts économiques et industriels ». A l’occasion, Il relèvera : « Les importantes ressources énergétiques dont disposent les deux pays leur permettant de développer de nombreux projets d’intérêt commun ».

Au-delà de répondre aux besoins du développement économique et social du pays, le poids important de l’industrie d’hydrocarbures réside dans le fait de consolider le rôle de l’Algérie sur la scène énergétique mondiale, comme fournisseur » sûre et fiable »

Pour rappel, la demande mondiale de gaz a baissé de 2,5% en 2020, par rapport à 2019, s’affichant à 3 910 milliards de m3, après une baisse de 100 milliards de m3. Et ce, en raison de la crise sanitaire induite par la propagation de la pandémie Covid-19, a indiqué le site d’information Anadolu Agencu.

Il est prévu, selon la même source, que la demande mondiale de gaz augmentera de 2,8% en 2021, comparé à l’année précédente. Elle atteindra 4 002 milliards de m3. Cependant, les données l’Agence internationale de l’énergie (AIE) indiquent que cette hausse de la demande sera de court terme et que le marché de gaz demeure fragile, précise-la même source.

Par Manel Zemoui

E-Bourse, 20/10/2021