Les trois algériens qui ont réussi à conquérir Hollywood

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Sofia Boutella, Tahar Rahim et Dali Bensaleh ont réussi à conquérir Hollywood. Retour sur ces acteurs franco-algériens ou d’origines algériennes qui connaissent un franc succès outre-atlantique.

L’ascension fulgurante de Sofia Boutella
Née le 3 avril 1982 à Bab El Oued en Algérie, l’actrice et danseuse Sofia Boutella est la fille du compositeur algérien Safy Boutella. Elle apprend les bases de la danse classique à 5 ans. Cinq ans plus tard, elle quitte l’Algérie avec sa famille pour la France où elle continue sa passion pour la danse et découvre la gymnastique rythmique, la street dance et le hip-hop.

Très jeune mais sûre d’elle, Sofia Boutella attire les regards dès 2001. Elle est choisie pour participer à plusieurs publicités de grandes marques et dans les clips de Matt Pokora, Madonna, Mariah Carey ou encore Rihanna. Cela a été un élan majeur pour sa carrière.

Danseuse confirmée en outre-atlantique, Sofia Boutella ne tarde pas non plus à se faire remarquer en tant qu’actrice. La jeune femme décroche en 2012 un des rôles principaux dans le film Street Dance 2 où elle incarne Eva, une sublime danseuse parisienne au déhanché incroyable. Trois ans plus tard, ses talents de comédienne sont sollicités pour le film Kingsman : Services secrets. Ce film propulse sa carrière et l’actrice est choisie, un an plus tard, pour rejoindre la saga de science-fiction Star Trek.

En 2017, Sofia est à l’affiche du reboot de La Momie, où elle a donné la réplique à Tom Cruise et Russell Crowe. Puis elle joue le rôle d’une espionne dans Atomic Blonde. Toujours aussi demandée, la jeune femme a joué dans d’autres films avant de décrocher, en 2021, le rôle principal dans Settlers, un film britannique mêlant science-fiction et drame.

Tahar Rahim, un acteur qui vient de rue

Questionné récemment, par le magazine Marie Claire, sur l’aspect qu’il n’aime pas dans son métier, Tahar Rahim répond spontanément : « L’image fabriquée. Je n’ai pas envie de m’éloigner du peuple. Je viens de la rue, et c’est chez moi ».
Né le 4 juillet 1981 à Belfort en France, l’acteur Tahar Rahim a grandi dans une famille d’origine algérienne. Deux ans après avoir obtenu son baccalauréat, il quitte l’université pour suivre des études cinématographiques à Montpellier. Il débute sa carrière de comédien en 2005 dans le un docu-fiction, Tahar l’étudiant.

Remarqué par Jacques Audiard, il décroche le rôle de Malik El Djebena dans « Un prophète », sorti en 2009. Le jeune acteur fait une prestation très remarquée qui lui vaut une pluie de récompense dont le César du Meilleur Espoir Masculin et celui du Meilleur Acteur 2010.

Sa carrière désormais lancée, le jeune acteur tourne ensuite dans L’Aigle de la neuvième légion (2010). Un an plus tard, il revient dans Love and Bruises ainsi que dans Les Hommes libres et Or noir. En 2014, Tahar Rahim joue avec Omar Sy dans la comédie dramatique Samba. Quatre ans plus tard, il tient le rôle principal dans la série américaine The Looming Tower, avant de faire partie du quatuor central du film indépendant américain The Kindness of Strangers (2019)

En 2020, il joue aux côtés de son épouse, Leïla Bekhti, dans la série de The Eddy et dans d’autres séries comme Le Serpent, diffusée sur BBC One puis Netflix en 2021. Durant la même année, il est membre du jury lors de la 74e édition du Festival de Cannes, aux côtés notamment de Spike Lee (président du jury), Mélanie Laurent et Mylène Farmer.

Dali Bensaleh, le « James Bond boy »

Né en France, le 8 janvier 1992, le jeune acteur franco-algérien Dali Bensaleh se présente comme « berbéro-breton », a-t-il précisé dans une interview accordée à Kobini. Il s’est révélé en 2017 au grand public grâce au clip du groupe electro The Blaze (68 millions de vues sur Youtube). Ce clip a remporté une plusieurs prix en festivals dont le Film Craft Grand Prix à Cannes.

Après ce succès, Dali Bensalah a été l’une des révélations des « Sauvages », une série dans laquelle il a joué le rôle d’un acteur en couple avec la fille du futur président de la République d’origine algérienne. Il a également joué des petits rôles dans la série « Nox » diffusé sur Canal+ et « Banlieusards » de Kery James et Leïla Sy.

La consécration de celui qu’on surnomme « James Bond boy » interviendra lorsqu’il décroche l’un des rôles principaux dans le 25e et dernier opus de James Bond. « Quand j’étais enfant, je rêvais d’être James Bond. Quand j’avais 20 ans, c’était plutôt une blague. Et maintenant, me voilà…», avait déclaré l’étoile montante du petit écran, en 2019, sur le compte Twitter de la saga.

Source : Algérie-Expat, 04/10/2021