Maroc-Algérie: Bellicisme (Edito du Moudjahid)

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En des termes qui ne souffrent aucune ambiguïté, le général de corps d’Armée, Saïd Chanegriha, chef d’état-major de l’ANP, a mis à nu le bellicisme dangereux du royaume du Maroc, son expansionnisme obsédant, ses incessantes conspirations, ses campagnes de propagande subversives autant qu’haineuses à l’égard de notre pays.

Il a abondamment prouvé avec force détails et des faits avérés les manœuvres hostiles et avouées du royaume du Maroc.

Pour le chef d’état-major de l’ANP, il ne fait aucun doute que «l’attachement de l’Algérie à ses principes et sa détermination à ne guère en dévier dérangent le régime du Makhzen et entravent la concrétisation de ses plans douteux dans la région».

Ne se sentant bridé par aucun scrupule, ni aucune limite, encore moins par un destin commun, le régime marocain s’est distingué par un acte inqualifiable, parce que poussé par une haine quasi atavique. «Depuis 1948, aucun responsable israélien n’a fait de déclaration hostile à un pays arabe à partir d’un autre pays arabe», s’était indigné Ramtane Lamamra.

Le régime marocain a toujours été et demeure une source d’instabilité dans la région. Ce ne sont pas les exemples qui manquent.

Au lendemain de l’indépendance de la Mauritanie en 1960, il l’a revendiquée au nom de prétendus droits historiques.
Trois années plus tard, brandissant le leitmotiv de ces supposés droits historiques, il frappa dans le dos l’Algérie, alors sortie exsangue d’une longue lutte de Libération nationale. Il n’est jamais en mal d’ignominie.

Très récemment, la publication par un consortium composé de plusieurs médias avec Amnesty International a révélé une grave affaire d’espionnage, par les services marocains, de personnalités algériennes, de militaires hauts gradés, de ministres, de membres de la société civile, à l’aide d’un logiciel israélien. Son alliance avec l’entité sioniste s’est faite également sur le dos du peuple sahraoui et celui du peuple palestinien.

En 1994, durant la décennie noire, les autorités marocaines ont accusé à tort l’Algérie d’être à l’origine des attentats terroristes de l’hôtel Asni à Marrakech et ont imposé le visa aux Algériens. En vertu du principe de réciprocité, l’Algérie a imposé le visa aux Marocains et a fermé ses frontières terrestres avec le Maroc.

Rabat fomente des crises, œuvre à leur aggravation, impose le fait accompli, manigance des campagnes de presse violentes contre le peuple algérien et ses dirigeants, colonise le Sahara occidental, bloque son droit à l’autodétermination.

Pourtant, le conflit du Sahara occidental est une question de décolonisation qui ne peut être résolue qu’à travers l’application du droit international.

Le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination est inaliénable, non négociable et imprescriptible.

Des organisations non gouvernementales, amatrices de sensations et à la recherche de publicité, ont évoqué, avec une criminelle légèreté, la question des réfugiés dans les camps de Tindouf, occultant volontairement et avec cynisme les raisons ayant conduit les Sahraouis à fuir leur territoire pour trouver refuge en Algérie.

Plutôt que de mentir, il aurait été plus juste pour ces ONG de parler de rapatriement librement consenti de ces réfugiés dans le cadre de la mise en œuvre d’une solution durable à leur sort.

EL MOUDJAHID, 29/09/2021