Anne Hidalgo se lance dans la course à la présidence française

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PARIS, 12 septembre (Reuters) – La maire de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé dimanche qu’elle se présenterait à la présidentielle de 2022 sur une liste socialiste, bien que les sondages indiquent qu’elle a peu de chances de relever un défi sérieux à moins qu’elle ne puisse unir la gauche fragmentée.

Hidalgo, qui est devenue la première femme à diriger la capitale française en 2014 et fait partie des rares hauts responsables politiques de gauche à sortir relativement indemne de la refonte du paysage politique par le président Emmanuel Macron en 2017 tour.

Macron et la dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen font actuellement des sondages entre 20 et 24 %.

« Connaissant le sérieux de notre époque et pour donner de l’espoir à nos vies, j’ai décidé d’être candidate à la présidence française », a déclaré la femme de 62 ans lors de l’annonce de sa candidature dans la ville normande de Rouen.

Elle promet une économie plus verte, la réindustrialisation des anciens centres manufacturiers, la place des citoyens au centre de l’Union européenne et l’amélioration de l’éducation – mais elle n’a pas encore donné beaucoup de chair à son agenda.

En tant que maire de Paris, Hidalgo, né en Espagne, a été applaudi pour avoir transformé les berges de la Seine autrefois encombrées par la circulation en promenades animées, pour avoir lutté contre les véhicules polluants et créé de nouvelles pistes cyclables pendant la crise du COVID-19.

Si son profil s’est renforcé alors que Paris prend le relais en tant qu’hôte des prochains Jeux Olympiques, elle reste une relative inconnue en dehors du périphérique de la capitale.

Pendant ce temps, le Parti socialiste a eu du mal à se reconstruire après que Macron, un ancien banquier avec peu d’expérience politique avant sa victoire électorale, ait fait exploser les partis traditionnels.

Les membres du parti choisiront quel candidat présenter. Le seul rival d’Hidalgo à ce jour est l’ancien ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll.

Mais la gauche est profondément divisée. Plus tôt ce mois-ci, l’ancien ministre de l’Economie Arnaud Montebourg a annoncé qu’il se présenterait comme candidat indépendant. Les verts, qui ont bien performé aux élections municipales l’an dernier, annonceront également un candidat dans les semaines à venir. Deux autres candidats d’extrême gauche ont également jeté des chapeaux sur le ring.

Les analystes disent que tout challenger de centre-gauche devra rallier les verts et les socialistes derrière un seul ticket pour se battre pour une place au second tour.

Les sondages montrent actuellement Macron et Le Pen comme les candidats les plus probables au deuxième tour.