La queue entre les jambes, les USA quittent l’Afghanistan

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Les talibans ont le contrôle de l’ensemble du territoire du pays où s’est déroulée une guerre ratée pendant deux décennies, déclenchée sur la fausse prémisse du « terrorisme ».

Par Manuel ‘Beam’ Ibarra

Deux décennies, des « trillions » de dollars (milliards, selon le système utilisé au Mexique et dans le monde) dépensés en armements, pots-de-vin et d’innombrables dépenses et plus d’un quart de million de personnes sont mortes plus tard, la guerre des États-Unis et leurs alliés en Afghanistan, avec la victoire complète des talibans sur les forces occidentales.

A titre de comparaison, le gouvernement fantoche du Sud-Vietnam a tenu le coup 2 ans après le départ des troupes américaines de son territoire. Le gouvernement dirigé par Achraf ghani, qui a tenté de s’enfuir avec une valise pleine de cinq millions de dollars, n’a pas résisté pendant trois mois à l’avancée des talibans, qui ont pris la capitale de son pays pratiquement sans tirer une seule balle.

La question ici est de savoir quel était le but de cette guerre de 20 ans ? Le premier objectif stratégique, la lutte contre la « terreur » et contre les talibans, n’a pas été atteint. La plupart des terroristes impliqués dans l’attentat contre les tours jumelles du 11 septembre 2001 étaient d’origine saoudienne.

Les talibans contrôlaient à nouveau tout le territoire que la ridiculement nommée « Coalition de la volonté » des États-Unis, des pays de l’OTAN et d’autres gouvernements fantoches leur a pris pendant quelques années. Il faut regarder au-delà du superficiel et analyser que le contrôle de l’ Afghanistan par les États Unis et ses alliés se sont également concentrés sur trois axes : l’enrichissement des élites nord-américaines à travers les compagnies d’armement du «complexe militaro-industriel», du nom du général et président nord-américain Dwight Eishenhower ; le contrôle du principal producteur d’opium au monde et la frontière de l’Afghanistan avec la République populaire de Chine, un point stratégique pour ce que le journaliste John Pilger appelle « La guerre future contre la Chine ».

Au-delà des scènes d’horreur dont nous avons été témoins à l’aéroport de Kaboul, où des personnes d’origine afghane tentent désespérément d’entrer dans des avions militaires américains pour fuir le pays où leur vie est en danger pour avoir collaboré avec l’armée d’invasion, il faut analyser ce que signifie ce coup dur pour le « prestige » militaire américain, un fiasco et un effondrement bien pire que celui du Vietnam il y a près d’un demi-siècle.

L’armée des États Unis n’est pas invincible et elle fait de moins en moins peur. Que ceux qui doivent le faire en prennent note et se préparent à une nouvelle réalité dans cette décennie et dans le reste de cet encore jeune 21e siècle.

SDP Noticias, 16 août 2021