Maroc : Quand la presse dénonce les crimes sexuels des élites françaises

Le Maroc détient des armes de destruction massive contre les élites françaises coutumières des pratiques du tourisme sexuel. Ces armes sont soigneusement gardés pour une utilisation au moment opportun pour faire pression sur le pouvoir profond français.

Le 26 mars 2014, le ministre marocain des affaires étrangères à l’époque Salaheddine Mezouar est soumis à un contrôle policier lors d’un transit à l’aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle. A Rabat, l’affaire a été considéré comme une « humiliation » alors que les relations bilatérales traversent un froid glacial à la suite de plaintes en France pour tortures à l’encontre du patron des services secrets marocains Abdellatif Hammouchi.

Si le Maroc a réagi à l’affaire El Hammouchi en suspendant la coopération judiciaire avec Paris, la riposte à la fouille du chef de la diplomatie marocaine a été d’un autre genre : un média marocain proche du pouvoir, cité par Alif Post, n’a pas hésité à rappeler « rappelle le traitement très hospitalier et combien respectueux réservé aux responsables français, anciens et actuels, lors de leurs séjours au Maroc ». « Cette hospitalité prend des tournures spéciales lorsque la justice marocaine ferme les yeux sur leurs crimes sexuels dont les victimes sont des mineurs Marocains » a-t-ajouté.

Alif Post indique que « c’est l’occasion de s’interroger sur les multiples faveurs accordées par le Pouvoir Marocain aux responsables français en visite au Maroc, qui va de la mise à disposition de jets privés aux invitations tous frais payés dans des hôtels de luxe dans la cadre de la “diplomatie de la Mamounia”.

Article du Figaro sur l’affaire

« Cette générosité, souligne-t-il, peut choquer l’opinion publique lorsqu’elle devient juridiquement inadmissible et moralement inacceptable. Pourtant, c’est ce qui est arrivé quand la police marocaine est tombée sur un ancien ministre français qui abusait sexuellement d’enfants marocains mineurs dans la ville Marrakech. Au lieu de le déférer devant la justice, elle a couvert le crime ».

Selon la même source, « le Maroc officiel a préféré le silence, mais des journalistes et des hommes politiques français ont révélé le scandale et dévoilé le nom du ministre qui fréquentait Marrakech. Par la suite, des associations des droits de l’Homme et des acteurs de la société civile ont exigé de la justice marocaine l’ouverture d’une enquête après ces déclarations publiées par les médias français. En vain ».

« Dans ce cas, c’est le silence du Maroc officiel qui a été un vrai complot contre la dignité et l’honneur du Maroc et des Marocains », conclue le média marocain.

Sur les antennes de Canal+, Luc Ferry, ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche de 2002 à 2004 a parlé de l’affaire dénoncée par le journal marocain. Sans toutefois citer le nom du ministre concerné, il a affirmé qu’un ancien ministre « s’était fait poisser à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons ». « L’affaire m’a été racontée par les plus hautes autorités de l’État, en particulier par le Premier ministre », avait-il ajouté, précisant qu’il ne disposait « évidemment pas » de preuves mais de « témoignages ». Si je sors le nom maintenant, c’est moi qui serai mis en examen et à coup sûr condamné, même si je sais que l’histoire est vraie », avait-il expliqué.

Cités par Libération, des touristes, présents au Maroc à l’époque des faits présumés, sont venus raconter comment ils se sont retrouvés «bloqués» par la police marocaine. Les forces de l’ordre du royaume, visiblement, avaient «bouclé» un quartier, expliquant que leur intervention était liée à la découverte de «faits criminels commis sur des mineurs». « Il s’agirait d’une histoire remontant, selon les uns, à novembre 2001, selon les autres, au printemps 2002 (ces dates impliquant des éventuelles interventions politiques différentes, il n’est pas étonnant qu’elles divergent selon les sources). Un ancien ministre français, habitué des séjours au Maroc, hébergé dans le luxueux hôtel de Marrakech La Mamounia, aurait participé à une fête où les adultes avaient des relations sexuelles avec des garçons marocains mineurs. La police marocaine fait irruption, interpelle le ministre, qui demande à être relâché en invoquant sa fonction. Il obtient gain de cause, est «exfiltré» du quartier bouclé par la police, et remis dans un avion », ajoute-t-il.

En France, l’Etat profond continue de protéger les pédophiles et les pervers du système. Espérons que la campagne #Metooinceste fera le nécessaire pour dénoncer les pratiques honteuses des élites de la SciencePo.

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