Trafic de drogue : les réseaux étrangers inquiètent à Costa del Sol

Le procureur chargé de la lutte anti-drogue s’inquiète des réseaux étrangers sur la Costa del Sol

Madrid, 26 juin (EFE) – Le procureur en chef du parquet spécial anti-drogue, José Ramón Noreña, considère « préoccupante » l’implantation sur la côte méditerranéenne, et en particulier sur la Costa del Sol, d’organisations criminelles étrangères, provenant de France, d’Italie, de Hollande, du Maroc et des pays baltes.

Dans des déclarations distribuées aux médias par le bureau du procureur à l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues, Noreña inscrit ces réseaux dans un tableau de plus en plus complexe du trafic de drogues en Espagne.

Parmi les activités « traditionnelles », il souligne l’importation de haschisch du Maroc ; de cocaïne d’Amérique du Sud, tant par voie maritime – conteneurs et navires spécifiquement dédiés au trafic illégal – que par voie aérienne – conteneurs et passagers ; et d’héroïne, principalement par la route depuis la Hollande.

Parallèlement à cette activité, explique-t-il, on assiste à un boom des nouvelles substances sur le territoire national, avec une « augmentation notable » des plantations de cannabis et l’utilisation d’Internet pour les transactions, avec des envois par courrier.

Comme il le souligne, avec la pandémie, il y a eu une réduction du transport de haschisch par route et aussi des passagers aériens en provenance d’Amérique latine, mais l’arrivée de conteneurs n’a pas été affectée.

Cadix est devenue la seule province d’Espagne à compter trois procureurs chargés de la lutte contre la drogue : Cadix-Ceuta, Algeciras et Jerez de la Frontera.

Le délégué de Cadix-Ceuta est également le « délégué régional », une figure que Noreña propose d’étendre à d’autres communautés, comme la Catalogne, la Galice et Valence.

Le procureur anti-drogue met également en avant l’activité internationale de son service, une coopération judiciaire qui, bien que ralentie par la pandémie, est restée constante à travers le traitement de mandats d’arrêt européens et leur remise, de dossiers d’extradition, de commissions rogatoires ou de reconnaissance et d’exécution de jugements étrangers.

Mme Noreña souligne l’importance de cette coopération internationale pour, par exemple, identifier les organisations et les groupes criminels basés en Espagne.

Et dans ce contexte, il désigne deux groupes de pays clés : les Européens, notamment la France, l’Italie, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, et les pays d’Amérique latine, principalement la Colombie, mais aussi le Brésil, l’Argentine et le Pérou.

El Diario.es, 26 juin 2021

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