Algérie/ La feuille de mûrier est tombée

Près d’un mois après que le Haut conseil de sécurité ait noté des activités et des dépassements sans précédent, portant sur des actions subversives orchestrées par des milieux séparatistes et des mouvements illégaux proches du terrorisme, voilà qu’aujourd’hui la situation paraît plus claire, après qu’un grave complot visant la sécurité et la stabilité de notre pays a été déjoué et dont les auteurs sont des traîtres et des mercenaires affiliés au «mouvement séparatiste MAK». L’un d’eux a décidé enfin de parler et de témoigner sur leurs «activités» et leurs «soutiens» et dénoncer leurs plans qui consistent à terroriser le peuple. L’idée est de permettre à des mercenaires à leur solde d’infiltrer les rassemblements pacifiques et d’exécuter leurs opérations criminelles dans le cadre d’une grande stratégie qui vise à frapper la sécurité et la stabilité de l’Algériedans des tentatives pour déstabiliser la stabilité du pays et démolir l’unité nationale.

Ces stratégies sont essentiellement connues, elles sont fondées sur l’exploitation des dimensions et aspects identitaires propres au peuple algérien. Partant de là, la concordance et le lien solide entre «le mouvement séparatiste» et le «mouvement rachad» est plus qu’apparent. Il s’agit en faite de deux facettes d’une même devise. La mission d’exploiter la dimension religieuse à des fins politiques a été confiée à rachad. En revanche, le deuxième mouvement, plus idéologique et ethnique, cherche à s’attirer des sympathisants. Les deux mouvements partagent le même discours basé, en somme, sur «la discrimination et la haine». Le plus frappant dans les tenants et aboutissants de ce complot, c’est que les éléments de la cellule criminelle ont bénéficié d’un financement d’Etats et d’entités étrangères et reçu des entraînements de combat pour exécuter le plan prévu. selon une simple règle en criminologie, dans le cas d’une impossibilité d’identifier «le coupable», il suffit de chercher à qui profite le crime.

La non-adhésion de l’Algérie au grand projet sioniste et son refus de normalisation a suscité la colère et l’ire de «l’entité sioniste». De même que le combat de l’Algérie contre le colonialisme et sa lutte continuelle et inflexible pour déjouer «les nouveaux plans de colonisation» dérange certainement l’ennemi traditionnel et le régime du Makhzen expansionniste qui vit en ces moments l’ivresse de la normalisation avec l’entité sioniste qui le soutient dans son occupation du sahara occidental. D’ailleurs, il n’a jamais défendu ces territoires à l’époque de l’occupation espagnole, simplement parce que le sahara occidental n’a jamais fait partie de son territoire et il ne le sera guère.

Autrement dit, les intérêts des parties opposées ou contraires aux positions immuables de l’Algérie se croisent, ce qui explique leur soutien aux mouvements, «séparatistes et extrémistes», conformément à des objectifs bien déterminés et partagés. Les tribunes de certains médias sont mises à leur disposition et le financement est loin de s’interrompre car le seul et unique objectif est de prendre pour cible tout ce qui est algérien, notamment après leur échec à entraver le processus démocratique engagé par notre pays, en plus de leurs tentatives désespérées de frapper le lien fort qui unit le peuple algérien à son armée, et ce, à travers de vastes campagnes de «désinformation» menées dans le cadre d’une «guerre électronique», dictées par leurs mercenaires dans le but de produire des crises et tisser des scénarios pour embraser la situation sociale en général.

Il est question aussi d’ambivalence dans les positions. Ainsi, au nom du droit international et des droits de l’homme, les mouvements de libération et de lutte contre le colonialisme sont inclus dans la case des organisations terroristes, contre le financement des mouvements séparatistes extrémistes pour frapper la sécurité et la stabilité des pays, sous couvert de prétendus droits de l’homme et de démocratie.

C’est comme si l’histoire se répète. Au début des années 1980, en pleine période de ce qui était appelé «l’éveil» (sahoua), certains de ceux qui ont été induits en erreur ont été entraînés au combat et ont bénéficié d’un soutien pour glorifier le nom d’«Allah» et le «djihad», comme ils croyaient, à raison ou à tort, se transformant ainsi en machine terroriste qui a tout rasé sur son passage, dont l’Algérie a été la plus exposée à ce terrorisme barbare.

Le hasard a voulu que les parties dont les territoires servaient de «base arrière» pour le terrorisme dans les années 1990, sont celles-là mêmes qui ont mené une campagne tout azimut contre l’Algérie, propageant des mensonges de «Qui tue qui ?» et tenté d’imposer «un blocus diplomatique» à notre pays. Cependant, l’Algérie a pu, grâce à son peuple et la sagesse de son armée, avorter le projet terroriste, seule, sans l’aide de quiconque pour devenir une référence pour les Etats touchés par ce fléau désirant ainsi s’inspirer de son expérience.

La scène se répète aujourd’hui, ces mêmes parties ne cachent pas leur mécontentement vis-à-vis du processus d’édification de la nouvelle Algérie. Ceci conduira forcément à l’avènement d’un Etat puissant dans la région qui menacerait leurs intérêts et mettrait à nu leur stratégie malsaine fondée sur l’exploitation des richesses et des ressources des peuples de la région, contre de simples illusions, au nom des libertés et des droits de l’homme, comme ce fut le cas dans certains pays auxquels on a exporté une démocratie «amputée» qui les aura transformés en lieu de prédilection de l’extrémisme, du terrorisme et de l’instabilité, afin de continuer à piller les richesses de ces pays et s’assurer des ressources précieuses à bas prix.

La tentative de mettre à genoux le peuple algérien et de le faire basculer dans le chaos, à travers des complots ourdis et des manigances abjectes, est vouée à l’échec car le peule algérien est très conscient des faits et peut ressentir la dangerosité que représentent ces agendas et ces manigances tissés dans des «laboratoires», financés par «des mouvements» au nom des droits de l’homme et qui, malheureusement, sont exécutés par des «mercenaires» et ceux qui ont vendu leur conscience aux ennemis de la nation, n’hésitant pas à trahir leur Patrie pour le plus offrant. L’Algérie avec son Armée nationale populaire et ses institutions sécuritaires, sur les pas de ses aïeux, se dresse face à tous les ennemis afin de préserver le sacrifice des Chouhada.

El Djeïch n°694

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