Tunisie : Une révolution qui attend encore ses monuments.

Dix ans plus tard, la Tunisie doit encore décider de comment elle veut commémorer publiquement sa révolution. Cet article examine les monuments de la révolution – ou plutôt leur absence – dans la capitale Tunis et comment les espaces publics restent une arène profondément politique déchirée entre ceux qui croient que la révolution a été un point de rupture dans l’histoire nationale tunisienne et ceux qui la considèrent comme pas plus qu’un petit hoquet en cours de route.

Dix ans se sont écoulés depuis que le mot « dégage » a retenti devant les grilles pesantes du ministère de l’intérieur sur l’Avenue Habib Bourguiba en plein cœur de Tunis. En dix ans, « l’Avenue » est devenue un labyrinthe de barrages et de barbelés. Des zones entières sont devenues piétonnes par la force des barrières policières, des pans entiers de trottoirs sont devenus inaccessibles au public, dont celui où trône depuis 2016 la statue équestre de Bourguiba, posée sur un socle en marbre de plusieurs mètres de haut, à quelques pas de son emplacement original d’où elle avait été déboulonnée un an après le coup d’Etat de Ben Ali. Sur ce qui est devenu la place du 7 novembre, Ben Ali a édifié une première horloge (où le sept de 7 novembre avait pris la place du 6) puis l’a remplacée par une seconde en 2000, qui aujourd’hui encore, trône à 32 mètres de haut. La « place du 7 novembre » est devenue quelques jours après la révolution la « Place du 14 janvier 2011 ». Pourtant si l’on s’y rend aujourd’hui, on aura bien du mal à le savoir. La grande plaque qui aurait dû indiquer son nom indique plutôt « Avenue Habib Bourguiba ». Ainsi, la place de la révolution n’est même pas mal nommée ; elle est tout simplement rendue inexistante dans le grand continuum de l’Avenue Habib Bourguiba. Ce détail toponymique en dit long sur l’effacement progressif du peu de trace que la Révolution Tunisienne a laissé dans l’espace public à Tunis.

Le mutisme de la révolution vient contraster avec les souvenirs du tapage presque comique que déployaient un Ben Ali ou un Bourguiba pour assoir leur présence dans l’espace public. Pour le premier, des portraits géants, des 7 (pour « 7 novembre 1987 », date du coup d’Etat médical qui a renversé Bourguiba), du mauve (sa couleur préférée) et des « horloges muettes »1 au cœur des villes. Pour le second, des bustes, statues et, bien sûr, des « Avenues Habib Bourguiba » dans presque toutes les localités du pays.

Pour la révolution, pas grand-chose : Une place « 14 janvier 2011 » invisibilisée. Un « Boulevard Mohamed Bouazizi », anciennement « Avenue du 7 Novembre 1987 », qui est indiqué aujourd’hui par le nom administratif « Route nationale R21 » et, enfin, une poignée de plaques de marbre, posées par des familles ou des voisin∙es, en hommage aux victimes de la violence d’Etat (que l’on qualifiera plutôt de martyr∙es en Tunisie) tombées dans les rues de certains quartiers. La mémoire officielle de la révolution, ou plutôt l’absence de mémoire officielle de la révolution dans la capitale sera le sujet de cet article. Si cette absence s’explique « officiellement » par des raisons administratives, elle reste néanmoins profondément politique. Traçant une ligne de fracture nette entre celles et ceux pour qui la révolution est un moment de rupture dans l’histoire nationale et celles et ceux pour qui elle ne peut être qu’une parenthèse à refermer, cette question révèle aussi l’échec des partisan∙es de la révolution à transformer un moment révolutionnaire en horizon politique.

Une absence de liste politiquement opportune

Officiellement, pour la municipalité de Tunis que dirige aujourd’hui Souad Abderrahim du parti Ennahdha, c’était l’absence d’une liste officielle des martyr∙es et blessé∙es de la révolution qui empêchait la construction de monuments2 . Cette liste a finalement été publiée dans le Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT), le 19 mars 2021.

Il a fallu dix ans de mobilisations des blessé∙es et des familles de martyr∙es pour que cette liste voit le jour. Au cours de la dernière décennie, pas moins de quatre institutions ont produit des listes de martyrs et de blessés : La Commission des martyrs et blessés de la révolution qui siège au Comité supérieur des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, instance officiellement en charge de la production d’une liste, l’Instance Vérité et Dignité (IVD) qui a publié sa propre liste à partir des plaintes et témoignages qu’elle a reçue, le ministère de l’Intérieur et les gouverneurs et enfin, les tribunaux militaires.

Si la commission des martyrs et blessés de la révolution a bien publié une liste le 8 octobre 2019 sur son site, cette dernière ne faisait toutefois pas l’objet de recoupements avec les autres listes, notamment celle produite par l’IVD. Khayem Chemli, chargé de la justice transitionnelle à Avocats sans Frontières (ASF) note que « La commission a longtemps refusé de collaborer avec l’IVD quand elle existait, alors que ça aurait pu faire gagner beaucoup de temps et aurait pu éviter des erreurs »3 .

Le président de la commission lui-même, Taoufik Bouderbala, déclarait en décembre 2020 qu’il n’était pas exclu que des erreurs et oublis soient à dénombrer. La liste produite par la commission et finalement publiée dans le Journal Officiel ne compte en effet que 129 mort∙es et 619 blessé∙es. A titre de comparaison, la commission chargée en février 2011 de la même tâche et dirigée par le même Taoufik Bouderbala dénombrait, elle, 338 mort∙es et 2147 blessé∙es dans son rapport final. Ces différences s’expliquent partiellement par la définition que le décret créant la Commission des martyrs et blessés de la révolution au sein du comité supérieur des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Selon l’article 6, les « martyrs » y sont définis comme des « personnes qui ont risqué leur vie pour la révolution, sont décédées ou ont souffert de blessures qui leur ont causé un handicap, entre le 17 décembre 2010 et le 28 février 2011 ». En outre, lors des travaux de la commission, des accusations de faux certificats médicaux ont été portées par Bouderbala envers des blessé∙es. Avec la publication de la liste dans le Journal Officiel, les contestations devront faire l’objet de plaintes auprès du Tribunal Administratif, qui depuis la publication de la liste sur le site de la commission en octobre 2019 a reçu déjà plus de deux mille recours.

A la confusion qui entourait la liste s’ajoutait le retard de la Présidence du Gouvernement à la publier dans le Journal Officiel. Depuis sa mise en ligne par la commission en 2019, les annonces de publications imminentes au JORT se sont succédées, sans effets, jusqu’au 19 mars 2021, où l’annonce, faite deux jours auparavant par le Chef du Gouvernement Hichem Mechichi, s’est concrétisée. Pour Khayem Chemli, ce retard est politique :

« Sous Béji Caïd Essebsi et Youssef Chahed, l’atmosphère était hostile à la justice transitionnelle de manière générale, et à la reconnaissance de la révolution. Les travaux de l’IVD ont été entravés par tous les ministères […] Sous Kais Saied, le gouvernement d’Elyes Fakhfekh (Février – Septembre 2020) a priorisé la justice transitionnelle, d’où la publication du rapport de l’IVD dans le JORT, mais [son successeur] Hichem Mechichi est utilisé par Ennahdha et Qalb Tounes, deux partis défavorables à la justice transitionnelle. Politiquement, c’est toute la classe politique qui est responsable de ce fiasco ».4

De décembre à janvier derniers, familles de martyr∙es et blessé∙es ont occupé le siège de l’Instance générale des résistants, des martyrs et blessés de la révolution et des opérations terroristes. L’occupation est venue en réaction aux violences policières, le 17 décembre 2020, anniversaire de l’immolation de Mohamed Bouazizi – et pour de nombreux Tunisien∙nes, la date légitime de commémoration de la révolution – lors d’une manifestation organisée devant le siège de la Présidence du Gouvernement. Ce jour-là, blessé∙es et familles de martyr∙es étaient venu∙es réclamer la publication de la liste.

Ces mêmes familles et proches sont à l’origine des très rares hommages aux martyr∙es dans l’espace public à Tunis. Des initiatives privées ou associatives, qui se sont faites sans l’Etat central et à quelques exceptions près, sans les municipalités. Dans le centre de Tunis, il y a ainsi un parc Helmi Manai, hommage des habitant∙es au jeune homme de 23 ans tué par les forces de l’ordre le 13 janvier 2011, tandis qu’au Kram-ouest, en banlieue nord de Tunis, une plaque en marbre rend hommage aux huit personnes tuées par la police dans le quartier en janvier 2011. Une plaque à laquelle s’est ajouté un rond-point en janvier 2019, commandé par la mairie à un artiste.

Des choix locaux à la portée politique

La municipalité du Kram est l’une des très rares municipalités du pays à avoir installé de son propre gré un monument en hommage à la révolution.

Fathi Laayouni, maire de la commune du Kram, élu à l’issue des élections municipales de 2018, s’est fait connaitre par ses conflits avec l’Etat central après la création d’un fond de Zakat, ses conflits avec Kais Saied, et ses ronds-points excentriques5 . Depuis son élection, les ronds-points de la ville voient pousser des sculptures (une tortue marine, une Palestine de 1948 surmontée d’un drone, une molécule de coronavirus écrasée par un caducée symbolisant la santé etc.) qui suscitent l’hilarité sur les réseaux sociaux et les médias. L’un de ces ronds-points, à l’entrée du Kram-Ouest (aujourd’hui rebaptisé Kram-ville), est un hommage aux huit martyrs tombés en janvier 2011 dans ce quartier populaire de Tunis. Pour Laayouni, l’absence de liste n’a jamais été un obstacle à la construction du monument :

« C’est une petite ville, tout le monde se connait. Les habitant∙es savent qui sont les martyrs. Quand notre conseil municipal est arrivé, il y avait déjà une plaque en marbre avec les noms des martyrs du Kram. Ce sont les habitant∙es qui l’ont mise là. Nous n’avons pas voulu entrer dans ces détails de liste officielle, puisque vous voyez bien que 10 ans plus tard, ils n’ont pas sorti leur liste. Nous connaissons nos martyrs et donc nous avons pris les devants pour que la brûlure, la douleur des familles trouve où se loger dans la ville »6 , déclarait-il en septembre 2020.

Maintenant que la liste des martyr∙es et blessé∙es est officiellement publiée, la question de l’hommage aux martyr∙es et à la révolution dans la capitale devrait sans surprise prendre un tournant plus politique, révélant les positionnements des uns et des autres sur la légitimité de ce que beaucoup de partisan∙tes de l’Ancien Régime appellent avec mépris « la révolution de la brouette », en référence à la brouette de fruits et de légumes confisquée par la police à Mohamed Bouazizi.

Du côté de la municipalité de Tunis, Henda Belhaj Ali, conseillère municipale de la ville et présidente de la commission noms et monuments, argue de la nécessité d’être rigoureux dans le choix des hommages « pour ne pas tomber dans le populisme qui dévalorise ce geste-là »7 , citant Laayouni comme exemple de figure populiste. Pour illustrer son propos, elle cite l’exemple d’une place à la Cité El Khadra à Tunis qui se serait appelée « Place Habib Bourguiba » avant la révolution, pour ensuite devenir « Place du Martyr X »8 (sic) tout juste après la révolution. Selon elle, le martyr en question

« n’était pas un militant, il n’était pas sorti manifester. Le jeune, que Dieu ait son âme, est sorti de chez lui, a allumé un joint dans le noir. Un sniper au loin a vu l’étincelle, il a donc tiré et l’a tué […] Est-ce qu’on peut faire une place avec ça ? […] Moi quand je parle de places ou de rues, je parle de gens qui ont donné à la Tunisie. Qui ont sacrifié quelque chose. Les gens qui sont descendus dans les manifestations, qui étaient conscients qu’ils couraient un danger, qui étaient prêts à donner à la Tunisie pour qu’elle change, c’est eux qui ont sacrifié, c’est à eux que revient d’abord le droit ».

Elle ajoute : « On ne peut pas mettre le nom d’une victime sur un mur qui va rester des dizaines et des dizaines d’années. Par contre, un vrai martyr, celui qui a été dans une manifestation ou qui a organisé une manifestation, c’est lui qui est prioritaire »9 .

La conseillère rend ainsi explicite une distinction entre « martyr∙es » et victimes de la violence d’Etat. Les « vrai∙es » martyr∙es, militant∙es, politisé∙es peuvent prendre place dans l’histoire. Les victimes, elles, n’ont pas droit à cet honneur, n’étant que des dommages collatéraux. Une distinction qui a peut-être son origine dans l’incapacité de l’Etat tunisien issu de l’indépendance à reconnaitre une citoyenneté pleine et entière à tout∙es celles et ceux qui, historiquement, ont été relégué∙es au « manque » et à « l’arriération » : manque de modernité, manque de civilisation, manque d’éducation, et dans ce cas, manque de politisation.10

Pour son collègue Ahmed Bouazzi, conseiller municipal de la ville de Tunis, affilié au parti d’opposition « Courant Démocratique », l’absence de monuments officiels liés à la révolution est profondément politique. Il déclare : « Le pouvoir politique, exécutif et le ministère de l’Intérieur sont contre la révolution et contre son souvenir »11 . Pour lui, deux monuments symbolisent la Restauration : la statue équestre de Bourguiba et la stèle en hommage aux martyr∙es du Ministère de l’Intérieur, situées à quelques mètres l’une de l’autre : « Ramener Bourguiba et le mettre là où on a fait la révolution, c’est une vengeance contre la révolution, contre les jeunes et les martyrs. C’est une manière de dire : nous sommes de retour. Quant à la stèle, c’est le ministère de l’Intérieur qui dit « On a mis ça pour nos martyrs et vous ne pouvez pas y toucher, vous ne pouvez pas l’atteindre « فوق قلوبّكم » »12 . Ils savent que personne ne veut de cette stèle. C’est pour ça qu’elle est inaccessible, pour que personne ne puisse y toucher ». Et en effet, les deux monuments sont totalement inaccessibles au public. La statue de Bourguiba l’a été brièvement après son inauguration, mais à la suite de tags sur le socle en 2016, l’accès a été interdit. La stèle du ministère de l’Intérieur, quant à elle, est située à l’intérieur du très large périmètre que le ministère a fermé pour sa propre sécurité. Elle n’a jamais été approchable par les passant∙es. Bouazzi conclue : « La capitale est un territoire occupé par le Ministère de l’Intérieur. Ils font ce qu’ils veulent. Ils mettent des barrières où ils veulent. La municipalité ne peut rien »13 .

Quels monuments pour quelle révolution ?

Au-delà de la mauvaise volonté à célébrer une révolution venue ébranler un récit politique fondé sur une conception de la nation unie, consensuelle et moderniste, il y a eu, pour Iheb Guermazi, architecte, doctorant au Massachussetts Institute of Technology (MIT), « un échec de la révolution à être définie comme un projet idéologique » et donc, à terme, à être représentée : « La révolution n’est jamais devenue une idée. Elle est restée un moment. Or, comment peut-on représenter un moment ?»14 demande-t-il.

Pour Guermazi, cet échec a deux explications qui se nourrissent entre elles : D’une part, vingt-trois ans d’absence de structures narratives dans l’espace public sous Ben Ali. D’autre part, le refus d’embrasser la radicalité du moment révolutionnaire par l’ensemble de l’échiquier politique tunisien.

A contre-courant d’une doxa qui voudrait que Ben Ali ait surinvesti l’espace public pour asseoir sa présence, Guermazi fait l’hypothèse que les symboles de l’époque Ben Ali (le « 7 », le mauve, les horloges dans les places publiques) étaient des coquilles vides, dénuées de récits : Ben Ali aurait voulu cacher le fait qu’il n’avait rien à dire, rien à ajouter, à travers une omniprésence d’insignifiance dans l’espace public. « Le 7 n’est qu’un 7 […] L’horloge n’est qu’une horloge. […] Tout ce que ça voulait dire c’était :« Je suis là, je ne bouge pas ». Après vingt ans d’un tel vide dans la représentation, une movida aurait été des plus improbables »15 .

Le refus de la radicalité, la recherche du compromis et du consensus, héritée du régime de Ben Ali16 et plus largement, l’incapacité à réinventer le récit national pour y inclure celles et ceux qui en furent effacé∙es par des décennies de monopolisation du pouvoir par les régions côtières est l’autre cause que met en avant Guermazi pour expliquer l’échec de la révolution à prendre place dans l’espace public :

« Pendant les trois premières années de la révolution, il y a eu un moment radical. Le dictateur était parti. L’Etat de 1956 était en ruine. Les gens voulaient de la radicalité. Ils voulaient quelque chose qui puisse changer leurs vies, pas juste au niveau de l’imaginaire collectif, les gens voulaient voir changer leur vie de tous les jours, voulaient se réimaginer comme individus et les seuls qui ont été capables de donner ça, en Tunisie, malheureusement, c’était les jihadistes ».

L’alliance entre le parti Ennahdha et son adversaire Nidaa Tounes a remis sur les rails le récit national bourguibien, récit qu’Ennahdha s’est empressé d’adopter. Cette alliance est venue sceller la déjà bien mince fenêtre d’opportunité radicale.

Toutefois, ce désir de vie changée, d’aube nouvelle pour le pays et ses habitant∙es, semble toujours présent pour au moins une partie de la population. Cette promesse radicale de changement a en partie été reprise par Kais Saied. Ce n’est d’ailleurs sans doute pas par hasard que son élection en novembre 2019 a immédiatement été suivie par une grande campagne citoyenne de nettoyage et d’embellissement de l’espace public, campagne qui a pris le nom de « حالة وعي »(état de conscience), marquant ainsi un moment de réappropriation de l’espace public par les citoyens∙nes.

L’absence de monuments célébrant la révolution signale la résistance du pouvoir en place à adopter cette dernière comme une partie à part entière du récit national. Pour le moment, le récit national de 1956, récit fait de grands hommes éclairés et modernisateur, reste en place même si profondément contesté. Dans ce récit, la révolution ne peut être qu’une parenthèse à refermer. Les quelques hommages aux inconnu∙es ayant trouvé la mort lorsqu’ils et elles ont voulu exprimer leur désir de changement ne font guère le poids, même quand ces hommages sont portés par des autorités locales. L’espace public reste un enjeu politique de taille, qui, par ses diverses formes de confiscation par l’Etat ou d’appropriation par les citoyen∙nes, signale l’oscillation entre retour à l’ordre ancien où chacun∙e reste bien à sa place, et démocratisation, où une place est prise par les personnes marginalisé∙es et historiquement invisibilisé∙es du pays17 .

Endnotes

1 L’expression est de Iheb Guermazi
2 Confirmé par la conseillère municipale Henda Belhaj Ali
3 Correspondance Khayem Chemli, Tunis. Mars 2021.
4 Correspondance Khayem Chemli, Tunis. Mars 2021.
5 L’autrice de ce texte prépare un documentaire sur les ronds-points du Kram.
6 Entretien Fathi Laayouni, Le Kram, septembre 2020.
7 Entretien Henda Belhaj Ali, Tunis, Février 2021.
8 En réalité la place s’appelle « Place des martyrs » et elle rend hommage à deux martyrs tombés lors d’affrontements avec la police en janvier 2011 : Elyes Krir (tué le 16 janvier 2011 alors qu’il protégeait le quartier la nuit avec d’autres habitants du quartier. Elyes a été tué par un tireur inconnu sorti d’une voiture noire selon des témoins) et Alaaeddine el Thairi. Seul l’un d’eux, Alaaeddine el Thairi figure sur la liste définitive des martyr∙es de la révolution.
9 Entretien Henda Belhaj Ali, Tunis, Février 2021.
10 Lakhal Malek. Le « manque » de citoyenneté en Tunisie : une lecture critique. Mémoire de Master. Paris. 2017.
11 Entretien téléphonique Ahmed Bouazzi. Tunis. Février 2021.
12 C’est l’expression utilisée par Bouazzi.
13 Entretien téléphonique Ahmed Bouazzi. Tunis. Février 2021.
14 Entretien Iheb Guermazi. Tunis. Mars 2021.
15 Entretien Iheb Guermazi. Tunis. Mars 2021.
16 Hibou Béatrice. La force de l’obéissance : économie politique de la répression en Tunisie. Paris : Éditions La Découverte. 2006.
17 Voir Rancière Jacques, Aux Bords du Politique. Paris : Folio Essais. 2004

Arab reform initiative, 12 mai 2021

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