La légalisation des plantations de cannabis au Maroc fait grimper le prix des terrains.

Des entrepreneurs tentent de mettre la main sur le terrain en vue de ce qu’ils considèrent comme une formidable opportunité commerciale.

Les prix des terrains dans la ville marocaine de Ketama et dans les communes environnantes ont connu une forte hausse suite à l’approbation par le gouvernement du projet de loi légalisant la plantation de cannabis.

De nombreux hommes d’affaires ont exprimé leur intérêt pour l’acquisition de terrains en vue des nouvelles activités qui résulteront de cette légalisation. Selon le quotidien Es Assabah, le prix de l’hectare de Ketama et d’autres zones propices à la culture du cannabis a doublé ces dernières semaines, rapporte Le360.

Il s’agit d’entrepreneurs de Tanger, Tétouan, Casablanca et Kenitra. Cependant, tous les propriétaires ne sont pas nécessairement prêts à céder leurs terres.

Le quotidien rapporte que certains courtiers « n’ont aucun scrupule à satisfaire les attentes de leurs clients, au point de répandre des rumeurs folles pour convaincre les plus réticents à vendre leur terrain ». Ils expliquent à la population locale qu’elle n’aura le droit de produire que de petites quantités de cannabis et que des contrôles stricts seront déployés pour saisir puis détruire le surplus ».

En tout état de cause, les tiers dans cette affaire sont les trafiquants de drogue qui tentent de mettre la main sur le terrain par transfert et, on le suppose, également en offrant des montants élevés.

La Razón, 9 avr 2021

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