JE SAVAIS QUE C’ÉTAIT TRÈS GRAVE…

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Bonjour les amis.

J’ai lu cette semaine LA FAMILIA GRANDE de Camille Kouchner, le livre dont tout le monde parle et, une fois n’est pas coutume, c’est à juste titre.

Avant de poursuivre plus avant je vous invite à lire sur le lien ci-dessous la critique pertinente et assez complète d’un lecteur dont le pseudonyme est BLOK.

Alors, ce livre de Camille Kouchner a le grand mérite de nous faire comprendre comment la gauche intello à partir des années 60/70 a commencé à perdre un peu ses repères en prônant un idéal de liberté pour tous, mais en oubliant au passage son obligation morale de protéger le temps de l’enfance et de ne pas permettre tout et n’importe quoi, en oubliant qu’il y a une grande dissymétrie entre le monde des adultes et celui des enfants.

Une légéreté qui apparaît réellement sidérante dans le livre quand, par exemple, la mère de Camille accuse ses enfants de lui « avoir piqué son mec ». Là, on touche le fond de la misère morale.

Lors de son passage à LA GRANDE LIBRAIRIE Camille a eu des mots très justes et très douloureux.

Par exemple quand, à l’âge de 13 ans, son frère jumeau appelle à l’aide et lui raconte les incursions nocturnes du beau-père dans sa chambre, Camille dit:

 » Je ne comprenais rien de ce qu’il me racontait mais je savais que c’était très grave ».

Elle explique bien à quel point c’est perturbant pour une enfant qui a un beau-père adorable, brillant, intelligent, fin, très cultivé, ayant le sens de l’humour, de mettre en parallèle une relation personnelle qu’elle qualifie de « solaire » avec des comportements qui sont ignobles, inexplicables pour une enfant.

On imagine bien le profond désarroi d’une ado et comment ces faits vont avoir une incidence toxique majeure dans sa vie ultérieure.

Aujourd’hui les ados réclament des comptes à leurs parents, et ce n’est que justice.

Alain Finkielkraut a eu la très mauvaise idée d’essayer de trouver des circonstances atténuantes au beau-père en parlant de consentement. Quelle bourde ! Surtout quand on sait qu’il y a moins d’un an Vanessa Springora avait écrit un livre intitulé justement LE CONSENTEMENT dans lequel elle démontrait que ce faux-argument est celui qui est brandi par tous les prédateurs sexuels pédophiles. Le consentement c’est le piège dans lequel sont enfermées les victimes, rendues et devenues coupables.C’est d’une perversité monstrueuse!

Rappelons enfin qu’en ce qui concerne l’affaire des enfants Kouchner, le beau-père est justement professseur de droit constitutionnel. Il pouvait donc mesurer mieux que quiconque la gravité des faits qui lui sont reprochés aujourd’hui.

Enfin, et en parallèle, il y a dans ce livre un portrait au vitriol de l’intelligentsia parisienne, terriblement égoiste, terriblement carriériste, à tel point qu’elle en oublie parfois le bien-être affectif de ses propres enfants.

Source : Le blog de alez jacta est

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LE CONSENTEMENT…OU QUAND UN ÉCRIVAIN PÉDOPHILE NOTOIRE EST ENFIN PUBLIQUEMENT DÉNONCÉ

Bonjour les amis,

Je viens de terminer le livre de Vanessa Springora intitulé LE CONSENTEMENT, et la première chose qui frappe l’esprit c’est qu’il ait fallu attendre 40 ans pour que ce livre nécessaire soit édité.

Springora y raconte comment elle a été victime de G.M. écrivain et prédateur sexuel qui bénéficiait de la complaisance du Tout Paris et du monde des Arts et des Lettres. Un prédateur qui se payait des voyages à Manille pour se taper des mineurs et qui se vantait ensuite de ses exploits lors de ses passages sur les plateaux télé de la capitale. Un prédateur qui avait fait l’apologie de la pédophilie dans son essai « Les moins de 16 ans ».

Le CONSENTEMENT c’est l’histoire d’un piège qui se referme sur une jeune victime. Le livre de Springora nous explique très bien la dissymétrie profondément immorale qui existe entre une ado de 14 ans et un pédophile de 50 qui se fait passer pour un séducteur, c’est à dire à peu près la même dissymétrie qu’il peut y avoir entre le Loup et l’Agneau.

L’ado est à cet âge en pleine découverte de soi, de ses premiers émois et sentiments amoureux, de sa sensualité sous l’influence des signaux très forts que lui envoie son corps. L’ado ne peut envisager une relation avec une autre personne que sur la base d’un état amoureux très sincère alors que le pédophile lui n’est attiré que par la chair fraîche. Et pour s’en approprier, il embobinera sa victime dans un discours amoureux aussi faux que pervers. Bien évidemment l’ado n’a pas les moyens à cet âge-là de détecter l’imposture criminelle dont elle va être victime…

Le livre explique bien la stratégie particulièrement perverse, odieuse et préméditée avec laquelle G.M. amènera Vanessa dans son lit. Il la harcèlera de lettres, puis lui proposera un premier rendez-vous innocent en tout bien tout honneur : le piège tendu fonctionnera à la perfection. C’est tout simplement à vomir….et c’est d’ autant plus à vomir qu’on a tous en tête le passage de G.M. à Apostrophes où il se vantait du « consentement » de ses victimes, où si c’est de justesse s’il ne se faisait pas passer pour un bienfaiteur de l’humanité. 

Bernard Pivot d’ailleurs vient de faire lui-aussi son mea culpa, et reconnaît ne pas avoir eu les mots adéquats durant son émission. Seule la canadienne Denise Bombardier avait réagi de manière indignée sur le plateau d’Apostrophes et avait fermement recadré G. M. en lui rappelant que dans son pays il serait en prison pour abus sexuels commis sur des enfants.

Le livre de Vanessa Springora permet de prendre conscience des séquelles et des conséquences définitives  du crime qui a été commis, comment Vanessa a été dépossédée de sa jeunesse, comment cette relation va perturber sa vie de femme et le rapport qu’elle aura ensuite avec les autres hommes de sa vie.

Enfin le livre nous parle aussi de l’incroyable complaisance coupable de l’entourage, à commencer par celle de la maman qui vivait séparée du père au moment des faits (…encore une fois les prédateurs savent bien profiter des pères absents…). Une maman qui, bluffée par G.M. auréolé de son image de « grand écrivain », n’a pas voulu voir l’ignoble piège dans lequel était tombée sa fille.

Mais on apprendra aussi que G.M. échappera à la brigade des mineurs qui n’enquêtera jamais sérieusement sur son cas, malgré des dénonciations anonymes. C’est tout simplement effarant.

Aujourd’hui les faits sont prescrits, et le livre de Springora est sa seule manière de dénoncer publiquement la véritable nature monstrueuse de G.M….C’en  est fini de sa postérité. Il restera dans notre mémoire pour ce qu’il a été : un affreux sagouin au sourire lubrique et concupiscent qui voulait se faire passer pour un esthète raffiné.

Le CONSENTEMENT c’est aussi une manière définitive de tordre le cou à tous ceux qui disent qu’il faut séparer l’homme de son Art. Aucun artiste n’ est au dessus des lois…Aucun Art ne justifie le moindre crime, le moindre abus sexuel.


Le blog de alea jacta est

Tags: Olivier Duhamel, Camille Kouchner, inceste, viol, pédocriminalité, pédophilie,

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