Maroc : Un sahraoui ouvre la boîte de Pandore terroriste

Lorsque Mohamed Dihani a entamé son travail de thérapie, il était loin d’imaginer que sa sortie était si attendue par des milliers de jeunes marocains qui ont été sacrifiés au nom de la lutte antiterroriste.
L’activiste sahraoui des droits de l’homme est arrivée en Tunisie dans le cadre d’un programme de thérapie conçu pour aider les victimes de la torture à se débarrasser des séquelles de celle-ci. Il y a un peu plus d’une semaine, il a entamé une série de live à travers les réseaux sociaux en vue de partager avec le public marocain son expérience dans les prisons marocaines.
Dihani a été arrêté pour la deuxième fois en 2010 dans la ville d’El Aaiun, capitale du Sahara Occidental occupée par le Maroc depuis 1975. Dans la prison de Temara, il a subi les pires supplices en vue de le forcer à accepter de participer dans un plan de conception de fausses cellules terroristes en vue d’accuser les sahraouis de collision avec la mouvance terroriste.
Pendant son séjours en prison, qui a duré plus plus de 5 ans, il a eu l’occasion de rencontrer d’autres marocains qui ont été manipulés dans le cadre des opérations des services secrets marocains en vue d’instrumentaliser la menace terroriste au service des thèses expansionnistes marocaines, notamment le soutien des Etats-Unis à l’occupation du Sahara Occidental par le Maroc.
Les révélations faites par Dihani sur la toile ont eu un large écho au niveau des milliers de marocains qui se sont identifiés avec lui dans sa souffrance et dans l’injustice qu’il a vécue en prison pour la simple raison de refuser de participer à une mascarade visant à tromper les alliés occidentaux du Maroc.

Des dizaines de marocains ont exprimé leur solidarité avec lui et ont promis de révéler ceux qu’ils ont vu dans les prisons Temara et de Salé-2 et comment les services marocains poussent des jeunes innocents à s’impliquer dans des opérations terroristes téléguidées par les services de la DST marocaine et comment, moyennant les méthodes de torture les plus cruelles, ces jeunes sont poussés aux aveux forcés.
Conscient de la boîte de Pandore que M. Dihani vient d’ouvrir, le Makhzen tente de faire pression sur la Tunisie pour l’amener à extrader ce sahraoui dont le seul crime a été de raconter son calvaire sur les réseaux sociaux.
Selon son avocat, Nicolo Bussolti, Mohamed Dihani a été informé par les autorités tunisiennes que le Maroc a sollicité son extradition pour des accusations liées au terrorisme. Après avoir entendu sa version des faits, il a été reconduit chez lui en vue d’apporter quelques documents relatifs à sa présence en Tunisie. Il a déclaré avoir reçu un traitement courtois et respectueux.
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