Naser Zefzafi : « je n’ai pas peur d’être arrêté, je n’ai pas volé de l’argent public ni expolié les richesses du pays »

Nulle doute que la peur recule au Maroc à un rythme plus accéléré que prévu. C’est la conséquence logique et naturel des scandales dont le Makhzen est le protagoniste : Swissleaks, Panama Papers, Danielgate, l’argent donné par le roi Mohammed VI au profit d’Hilary Clinton pour l’aider dans sa campagne électorale, les lots de terrain volés par les ministres Laftit et Hassad, etc.
Tout cela contribue à une prise de conscience dans la population marocaine. Les médias sociaux y sont pour quelque chose. Les événements de la ville d’Al Hoceima sont un exemple vivant de cette prise de conscience.
Si le mouvement du 20 Février avait l’handicape du manque d’un leader pour diriger ses pas et se prononcer en son nom, le Hirak Chaabi d’Al Hoceima en a un : le très charismatique jeune de 39 ans, Nasser Zefzafi. Il incarne les aspirations du peuple rifain et il est prêt a se sacrifier pour l’idéal de son peuple. Il souffre en voyant les « femmes marocaines obligées à émigrer vers les Emirats Arabes Unis pour se livrer à la prostitution dans le but de nourrir leurs familles afammées par les prédateurs du Makhzen »
« »Je n’ai pas peur d’être arrêté, je n’ai pas volé de l’argent public ni exploié les richesses du pays », a-t-il dit lorsqu’il a appris qu’il est recherché par la police marocaine.