Retour de la Minurso : Le Makhzen essuie un camouflet


Le conseil de sécurité de l’ONU a finalement adopté la résolution des Etats-Unis pour le retour de la Minurso sur les territoires occupés du Sahara Occidental.

Les pressions exercées par la France qui a amendé le projet de résolution des USA sur le retour de la Minurso à El Ayooun après en être été expulsée n’a pas été d’un grand secours pour le Maroc. Et pour cause ! Le conseil de sécurité de l’ONU n’en a pas pris compte et a décidé que la mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) retourne de là où elle a été expulsée au milieu du mois dernier. Avec en prime la prorogation de ladite mission d’une année.
Un véritable camouflet pour le Makhzen dont les soutiens dont il se revendique ne lui ont été d’aucune aide. Il s’agit de l’Espagne et de la France. Cette dernière avait proposé un amendement au projet de résolution des USA en expurgeant le texte de son caractère urgent. Plusieurs pays avaient, faut-il le rappeler refuser d’entériner la proposition de l’Hexagone de l’île ibérique sans en référer à leurs gouvernements respectifs. Mais il semble que les événements se sont précipités pour aboutir en fin de compte à l’adoption par le conseil de sécurité de l’ONU de la résolution pour la réhabilitation de la Minurso sans sa mission. Cela après que Ban Ki-Moon ait présenté un rapport sur la situation dans les territoires occupés du Sahara Occidental, un problème de décolonisation que le Maroc ne veut pas reconnaître dans le cadre des Nations unies dont il est membre.
En fait, avec l’adoption de cette résolution, le Makhzen enregistre le deuxième camouflet, le premier ayant été infligé par la commission européenne suite aux accusations par le régime de l’héritier de Hassan 2 selon lesquelles les aides humanitaires dédiées aux réfugiés sahraouis auraient été détournés par les militaires algériens.
En réponse à la question d’un eurodéputé, connu pour ses accointances avec le Makhzen, le Commissaire européen chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, Christos Stylianides a indiqué qu’il « n’appartient pas à l’Union européenne d’effectuer un recensement des réfugiés, tout en rejetant pour la seconde fois « les allégations mensongères sur le détournement de l’aide humanitaire destinée aux réfugiés sahraouis et la surestimation de leur nombre dans le calcul de l’aide financière fournie par l’Union européenne. » Dont acte. 
Faouzia Ababsa