Sahara Occidental : un nouveau revers du Maroc infligé par l’ONU

« Le Maroc a rompu ses relations avec l’Iran » est un titre qui a fait des vagues le 6 mars 2009. 
Tous les médias du Maroc et du Monde ont répété à l’unisson le mensonge du Makhzen selon lequel Rabat a décidé de couper ses relations avec Teheran à cause de prétendues déclarations d’un haut responsable iranien sur l’Etat du Bahrein le qualifiant de 14ème province iranienne, alors que certains sites makhzéniens accusaient Teheran de pratiques prosélytistes visant à répandre la doctrine chiite au détriment du sunnisme.
Il a fallu attendre jusqu’à décembre 2010 pour comprendre ce geste subite, spontané et inexplicable. Un câble américain a mis à nu la mythomanie du Makhzen. Le geste marocain était par ordre de l’Arabie Saoudite, mentor du Maroc dans son agression contre le peuple du Sahara Occidental.
Nous avons appris ainsi que le gouvernement marocain n’avoue jamais les véritables raisons de ses faits et gestes. A entendre les commentaires des internautes marocains, on dirait qu’ils n’ont pas retenu la leçon. Ils sont convaincus que la décision tardive de Rabat de geler ses relations avec l’Union Européenne est due su dictât de la Cour Européenne de Justice sur l’accord agricole entre Bruxelles et le Maroc.
Selon le site amazigh Anayir, l’Arabie Saoudite se trouve de nouveau derrière cette décision marocaine. 
« L’Arabie Saoudite a exercé une forte pression sur le roi Mohammed VI pour l’amener à prendre un geste punitif contre l’Union Européenne et ne vitesses, suite au vote par le Parlement Européen, le 25 février, d’une résolution réclamant un embargo sur les ventes d’armes à l’Arabie saoudite pour condamner «les frappes aériennes de la coalition menée par l’Arabie et le blocus naval qu’elle a imposé au Yémen, qui ont conduit à des milliers de morts, et ont encore déstabilisé davantage » le pays.
La décision marocaine est tombée au même temps que l’annonce de la visite que le Secrétaire Général de l’ONU compte effectuer au Sahara Occidental en vue de s’enquérir de la situation de la mission onusienne dans l’ancienne colonie espagnole.
Les autorités marocaines refusant d’autoriser l’atterrissage de son avion à El Aaiun, capitale du Sahara Occidental occupée par le Maroc, Ban, contrariée, a décidé d’effectuer sa visite dans la partie contrôlée par le Front Polisario. Dans la comarque de Bir Lehlou, plus précisément. Là, où la RASD a été proclamée il y a aujourd’hui 40 ans. Une autre gifle que le diplomate coréen donne aux autorités du Makhzen marocain.