Le Maroc instrumentalise sa communauté pour menacer l’Europe

L’émission « Dossiers tabous » de la chaîne de télévision belge RTL-TVI a dénoncé la responsabilité de l’ambassade du Maroc à Bruxelles dans le manque d’intégration de la communauté d’origine marocaine. Une intégration qualifiée de grand échec par une grande majorité des belges.
Jean-Claude Delfosse qui anime l’émission mentionnée a dévoilé le « pouvoir occulte » du Makhzen qui explique « pourquoi certains belgo-marocains restent sous la coupe de leur pays d’origine ».
Pour rappel, les autorités belges ont procédé en 2009 à l’expulsion de deux agentes de renseignements marocains qui agissaient sous couverture diplomatique au Consulat du Maroc à Bruxelles. Ils sont accusés de mener des activités non conformes à leur statut.
En effet, les consulats marocains sont infestés d’agents de la DGED chargés d’instrumentaliser la religion musulmane pour renforcer le pouvoir et le contrôle de la communauté marocaine par leur pays d’origine. « Tous les marocains sont sujets du roi, lui-même Commandeur des Croyants et descendant du Prophète et leur législation leur interdit de renoncer à leur nationalité marocaine » souligne l’émission. C’est ce que l’on appelle l’Islam des Ambassades, utilisé pour assurer la mainmise du régime marocain sur la population d’origine marocaine. 
L’Islam est utilisé par le Maroc pour renforces le réseau de renseignement sur les membres de la communauté marocaine. Celle-ci est utilisée comme moyen de pression et de chantage contre les pays européens en vue de leur imposer un soutien aux thèses expansionnistes du Maroc sur le Sahara Occidental.
Une grande partie de l’opinion publique espagnole soupçonne les services secrets marocains d’être derrière l’attentat contre les trains de la Garde de Madrid le 11 mars 2004, 4 jours avant le rendez-vous des élections générales espagnoles. Un attentat qui a été décisif dans les résultats des élections. Le PSOE est sorti grand vainqueur et le Maroc s’est assuré, depuis, le soutien de Madrid dans le conflit du Sahara Occidental. 
La piste yéménite de l’attentat contre le journal Charlie Hebdo constitue pour certains analystes un motif pour accuser le Maroc de vouloir provoquer un 11-M français. En effet, l’ambassadeur français au Yémen avait sollicité, en janvier 2014, l’aide de l’ambassade marocaine dans ce pays, pour identifier et contrôler une quarantaine de marocains qui se trouvaient dans la ville yéménite de Damage. Pour ces analystes, Rabat a joué sur ces craintes pour faire croire que sa collaboration contre le terrorisme est indispensable.