Sahara Occidental : Deuxième enterrement clandestin au mépris de la loi et de l’éthique

par K. A.*
Après l’assassinat déguisé et le meurtre odieux commis par les autorités coloniales au défenseur sahraoui des droits de l’Homme Hasanna El Ouali, le régime criminel du Maroc dévoile une fois de plus son visage hideux avec l’enlèvement de son cadavre de l’hôpital militaire de Dakhla occupée pour l’enterrer sans le consentement ni la présence de sa famille. 
En effet, après l’échec des négociations menées par l’administration coloniale pour faire pression et soumettre la famille du défunt à sa volonté qui a rejetée catégoriquement tous les compromis imposés ainsi que les tentations matérielles, le régime fasciste marocain a procédé sans remords à kidnapper son corps dans le secret total pour l’enterrer hors de la zone urbaine de Dakhla. Ainsi, vu la dépendance du pouvoir judiciaire aux diktats et ordres du ministère de l’intérieure Makhzeniens et ses services d’intelligence, la famille du martyr avait demandé une autopsie accréditée et indépendante pour mettre à la lumière les vérités qui entourent sa mort tragique. 
Pour rappel, la justice américaine a récemment qualifiée la justice marocaine de non-indépendante et « téléguidée ». Par conséquent, la justice américaine a refusé de livrer un ressortissant américain aux autorités Makhzeniennes. 
En dépit de cela, et pour maquiller leur crime, le procureur général du roi près de la cour d’appel d’El-Aaiun occupée a déclaré dans un communiqué rendu public que les résultats de l’autopsie sur le cadavre du martyr ont montré que sa mort était « naturelle » !!! Qu’on est-il de cette équipe médico-légale qui a fait l’autopsie ?! Le 4 Octobre, une journée après, les autorités du Makhzen, et sans se donner la peine de consulter sa famille en deuil ont enlevé son corps de l’hôpital militaire où il est décédé, pour l’enterrer ensuite dans la périphérie de Dakhla. Un geste qui rappelle les pratiques de la mafia. 
Dans une interview avec RasdTV, les membres de sa famille ont dénoncé fermement le traitement inhumain des autorités coloniales envers leur cher fils. De même, la version officielle de l’état marocain a bien admit que « son enterrement a été suite au refus de sa famille de récupérer son cadavre ».
Il ne fait aucun doute que ce scenario trépidant et répugnant orchestré et exécuté par l’occupant marocain ne porte aucun respect non seulement à la loi internationale envers une population encore sous protection de l’ONU mais viole aussi même les principes élémentaires du peuple musulman du Sahara Occidental en matière du traitement des décès. 
Le cas Hasanna El Ouali nous rappel le cas de Said Dambar dont les circonstances de sa mort restent encore inconnues et sa famille mène à nos jours le combat pour la vérité de son assassinat. Cependant, « la lutte du peuple sahraoui contre cet occupation coloniale ne s’arrêtera que lorsque l’état sahraoui sera indépendant et le drapeau de la RASD flottera dans le ciel de El Aaiun » disait le martyr Hasanna El Ouali lors de sa dernière visite aux camps des réfugiés sahraouis.
*activiste des droits de l’homme sahraoui à Dakhla