Un des otages algériens dans un état critique, l’AFP manipule

Des terroristes du Mujao avec des armes libyennes. D. R. 
Un des sept otages algériens enlevés à Gao, au nord du Mali, par le groupe terroriste Mujao, se trouve dans un état grave. Souffrant d’une maladie chronique, le diplomate algérien a finalement reçu, aujourd’hui, des médicaments indispensables pour sa survie, a indiqué Adnane Abou Walid Sahraoui, qui se présente comme le porte-parole de cette organisation extrémiste armée, dans un court message adressé à l’agence gouvernementale française AFP. 
Ce dernier est revenu sur de prétendues négociations avec les autorités algériennes dont il considère qu’elles ont «bien avancé». 
L’élément du groupe terroriste, dans une vaine tentative de manipulation, savamment relayée par l’agence de presse française, affirme que les autorités algériennes auraient «accepté le principe du paiement d’une rançon» pour obtenir la libération du consul algérien et de ses six collaborateurs enlevés le 5 avril dernier. «Grotesque intoxication», répond une source sécuritaire contactée par «algeriepatriotique». 
Ce mouvement terroriste dissident d’Al-Qaïda réclame à l’Algérie 15 millions d’euros pour libérer les otages algériens. Fin avril, il avait dénoncé l’échec de négociations avec Alger et le 8 mai et fixé un ultimatum de «moins de 30 jours» au gouvernement algérien pour satisfaire ses revendications. Selon notre source, l’Algérie ne reviendra jamais sur ses positions fermes quant à la question du paiement des rançons pour l’interdiction de laquelle elle mène une campagne internationale, soutenue par les Etats-Unis. «Il ne faut pas oublier que c’est l’Algérie qui est à l’origine d’une loi incriminant le paiement de la rançon, considérée comme un moyen de financement des groupes terroristes», rappelle-t-on.
Sonia B.