Mohamed Sidati dénonce l’accord de libre échange entre le Maroc et l’UE

Par Hakim Merabet 
Le parlement européen – qui a rejeté en octobre dernier la prolongation de l’accord de pêche avec le Maroc- est revenu sur ses pas pour donner son feu vert à un autre accord sur les produits agricoles.
Il a, en effet, adopté ce vendredi l’accord de libre échange portant sur les produits agricoles et de pêche entre l’Union européenne et le Maroc incluant les produits du Sahara occidental.
Il n’en fallait pas plus pour soulever l’ire du ministre sahraoui délégué pour l’Europe, Mohamed Sidati. Pour lui, cet accord n’est valable du point de vue du droit international que « s’il spécifie l’exclusion du territoire du Sahara Occidental », a-t-il indiqué à l’agence de presse sahraouie (SPS).
« Le Sahara occidental est un territoire non autonome qui relève de la responsabilité de l’ONU sur lequel le Maroc ne dispose d’aucun droit de souveraineté ou d’administration », a expliqué M. Sidati, rappelant que ce statut est confirmé par la Cour internationale de justice (avis légal du 16 octobre 1975).
Entorse au droit international
« Aussi, nous interpellons l’UE sur cet accord et lui demandons de ne pas tolérer que des produits agricoles, de pêche ou tout autre en provenance du territoire du Sahara Occidental illégalement occupé par le Maroc, puissent être commercialisés dans l’Union européenne », a-t-il martelé.
« Accepter cet accord reviendrait à faire de l’UE le récipiendaire de la politique marocaine d’occupation, d’oppression et de pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental occupé », a encore dit M. Sidati.
Ce qui constituerait, a t-il ajouté, « une atteinte grave au droit international et compromet les efforts en cours de la communauté internationale pour parvenir à une solution juste et pacifique du conflit du Sahara Occidental ».
« Le peuple sahraoui continuera à s’opposer avec détermination à l’extorsion des richesses du Sahara Occidental par le Maroc et insiste auprès des pays de l’UE à s’abstenir de toute action pouvant faire d’eux les complices d’opérations de brigandage international illégal au Sahara Occidental », a conclu Mohamed Sidati.
Algérie-plus, 18/2/2012