Les répercussions du conflit Saharien sur les relations bilatérales sont plus graves que ce qu’imaginent les occidentaux

Le ministre délégué chargée des affaires maghrébines, M. Abdelkader Messahel, a écarté le fiat que les relations algéro-marocaines soient soumises à des pressions occidentales, à la lumière du rapprochement entre les deux pays. Il a qualifié la volonté de normalisation des relations avec Rabat, et la relance de l’Union Maghrébine, de « question souveraine ». Toutefois, cette déclaration ne peut pas écarter la volonté des occidentaux de parvenir à un rapprochement entre les deux pays.

Dans ce cadre, il est utile de rappeler la visite du ministre Allemand des affaires étrangères, à Rabat, le mois de mai dernier, où il appelé Alger et Rabat à éviter que les conflits du passé puisse faire obstacle à l’avenir du Maghreb Arabe. Le ministre Allemand des Affaires étrangères a, alors, déclaré que pour Berlin, la plus grande puissance économique en Europe, la réouverture des frontières entre l’Algérie et le Maroc est une question cruciale et basée sur un intérêt économique, considérant l’Algérie et le Maroc un marché représentant plus de 70 millions de consommateurs.

Contrairement aux Allemands, les français exercent une pression permanente, depuis deux ans, pour parvenir à un rapprochement entre les deux plus grands pays de la région, selon des considérations politiques. La priorité des Français, c’est de régler le conflit du Sahara Occidental, puisqu’ils pensent que le règlement de ce dossier conduira à l’éclosion des relations bilatérales et dégèlera le projet du Maghreb Arabe. Les français come les Marocains, pensent que la vision de l’Algérie de la réouverture des frontières est « mineure ». De leur côté, les européens, à leur tête, les Français, exercent une pression sur les deux pays pour réaliser un projet d’union Maghrébine, qui servira de bloc politique et économique dans la rive sud de la Méditerranée. A l’instar des tentatives de 2010, à travers l’Union pour la Méditerranée, auquel l’instigateur du projet, M. Nicolas Sarkozy, a voulu associer l’Union Maghrébine.

El Khabar, 2/1/2012