Bouteflika à Tunis : L’Union maghrébine sur la base de la légalité internationale

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a réaffirmé à Tunis, où il avait tenu à se rendre pour être aux côtés du peuple tunisien, célébrant l’An 1 de la “Révolution de Jasmin”, la ferme détermination de l’Algérie à poursuivre ses efforts pour la relance de l’Union du Maghreb arabe (UMA) sur la base de la légalité internationale, pour faire de la région un espace de stabilité, de coopération et de prospérité. «Nous saluons les étapes franchies par la démocratie dans notre grand Maghreb arabe,
tout en étant convaincus qu’elles sont susceptibles d’ouvrir la voie devant la relance de l’édification de l’Union maghrébine, sur la base de la légalité internationale», a indiqué le Président Bouteflika dans son allocution, à l’occasion de la célébration du premier anniversaire de la Révolution populaire tunisienne. 
Il faut relever -est la précision est de taille- qu’en soulignant que cette relance se fera sur la base de la légalité internationale, le chef de l’État indique, clairement, que la relance de l’Union du Maghreb arabe, ne peut et ne saurait se faire sur le dos du peuple sahraoui et encore moins sur le bradage de son droit imprescriptible à l’autodétermination et à l’indépendance. Droit fondamental réaffirmé, régulièrement et sans équivoque, par la communauté internationale et en premier lieu les Nations unies qui viennent d’appuyer le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. 
D’autre part la secrétaire d’État américaine aux Affaires étrangères, Hillary Clinton, vient de préciser, que les États-Unis continuaient à soutenir les efforts visant à trouver «une solution pacifique, durable et mutuellement acceptée pour résoudre», le conflit du Sahara occidental. «Les États-Unis soutiennent le processus des négociations (entre le Front Polisario et le Maroc) sous l’égide des Nations unies», a indiqué Hillary Clinton qui s’exprimait, lors d’une conférence de presse avec le MAE algérien, Mourad Medelci, en marge de la cérémonie de passation de la Présidence du G77 de l’Argentine à l’Algérie. Le Président Bouteflika a également affirmé que l’Algérie est résolue «à poursuivre les efforts de relance et de changement pour faire de notre région un espace de stabilité, de coopération et de prospérité». 
Exprimant sa satisfaction de sa participation aux festivités commémorant du premier anniversaire de la Révolution tunisienne, le Chef de l’État a souligné que cette révolution «a écrit une nouvelle page de la l’histoire de la Tunisie. Pour rappel, Mourad Medelci a estimé que les changements survenus en Tunisie et en Libye peuvent «permettre de travailler d’une manière plus cohérente et plus sereine pour l’édification d’un Maghreb uni» et qu’il faut que l’on se mette «autour d’une table pour parler, sérieusement, de l’UMA». Il est souhaitable que le souverain marocain qui vient d’engager son pays dans un timide processus de reformes, même s’il n’a pas jugé utile de faire le déplacement de Tunis, n’aille pas à contre-courant de l’Histoire, en déniant aux Sahraouis leur droit à l’autodétermination et à l’indépendance comme s’y engagé Hassan II , au lendemain, précisément, de la mise en place de l’Union du Maghreb arabe.
Mokhtar Bendib 
Le Courrier d’Algérie, 16/1/2012