Sahara Occidental

Maroc-Espagne: Lorsque l’espionné décore celui qui l’a espionné avec Pegasus

Grande-Marlaska a été espionné par l’envoi d’un courriel malveillant depuis un compte Gmail qui a également été utilisé pour infiltrer les téléphones du délégué du Front Polisario à Bruxelles, d’un journaliste marocain exilé à Paris et de l’épouse française d’un dirigeant sahraoui emprisonné à Salé (Maroc). Le gouvernement a déposé plainte à l’Audience Nationale, mais n’a ensuite pas aidé José Luis Calama, titulaire du tribunal d’instruction numéro 4, dans ses enquêtes. Le juge lui-même a déploré ce manque de collaboration dans l’ordonnance de juillet 2023 avec laquelle il a provisoirement classé la plainte.

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Maroc: pour faire taire Hijaouy, le Makhzen harcèle sa famille

Les règlements de comptes ont été bel et bien déclenchés contre tous ceux qui ont eu des contacts de près ou de loin avec l’ancien chef espion Mehdi Hijaouy dont la fuite ne cesse d’alimenter les supports médiatiques et les réseaux sociaux comme signe d’une crise profonde qui frappe de plein fouet le régime du Maroc et ses retombées au niveau international.

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Maroc :Le piège se referme : comment le Makhzen, allié d’Israël, s’est pris à son propre jeu

Les documents évoquent des commissions autour d’acquisitions d’outils d’espionnage. Si ces éléments se confirmaient, ils illustreraient une captation de rente au cœur d’un secteur couvert par le secret-défense, donc peu contrôlé. Le Maroc demeure à 37/100 au CPI 2024 (99e sur 180) — un score qui atteste d’un risque élevé de corruption dans la commande publique et la sécurité

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Maroc : Le harem du Mossad

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Maroc : Le harem du Mossad
Tags : Maroc, Israël, Mossad, espionnage, sexe, drogue,

Alors voilà ce que l’on pourrait nommer le scoop du siècle ou le harem du Mossad ou les call-girls du Mossad, au choix…

Suite aux révélations d’une ex-espionne qui raconte tout sur le site anglophone doubtcome.com, vous allez voir les photos des recrutées et des infiltreuses mossadiennes du monde entier.

On se croirait devant la vitrine d’un Eros Center… sex, drug and rock and roll… avec de fortes présomptions sur la fameuse Monika Levinski dont tout le monde bien renseigné sait ce qu’il en était vraiment. Elle devait certainement faire partie de cette grosse brochette d’infiltreuses qui usent de leurs charmes pour ensuite faire du chantage aux puissants, etc… etc… et le pauvre Clinton qui s’acharnait, à cette époque, pour faire aboutir le fameux processus de paix – qui dure depuis plus d’un demi-siècle – a été stoppé net dans son élan.

Toutes les basses oeuvres du Mossad tournent toujours autour du même but : faire en sorte que la Palestine ne voit jamais le jour. Si les James Bond ont pu nous faire rêver à une époque, malheureusement, vu leur mentalité désormais, on les aurait plutôt en horreur.

Lire aussi – en anglais – le témoignage de Melissa Weber alias Alec Kouchacji et alias Melissa Carlson : espionnage, sexe et politique, tout un programme…

Espionnes marocaines du Mossad
Par Mouna Izzdine

Teint doré, petite coupe à la garçonne, look exotic-chic, yeux pétillants, regard charmeur, démarche gracieuse et élocution parfaite. Sous ses airs légers et désinvoltes de métropolitaine bien dans sa peau, Nabila F., la quarantaine épanouie, cache remarquablement son jeu.

Nabila est, comme on l’appelle dans le jargon du renseignement, un officier traitant. C’est ce qui ressort des révélations d’une certaine Jocelyne Baini, sur le site doubtcome.com.

Polyglotte, instruite, intelligente, perspicace et discrète, c’est l’une des recrues étrangères hautement opérationnelles d’une des plus puissantes agences de renseignement dans le monde, le Mossad israélien. Chargé, à côté du Shabak (ex Shin Bet, sécurité générale intérieure) et de l’Aman (renseignement militaire), de la sécurité sécurité extérieure (renseignement, opérations clandestines et lutte antiterroriste).

Nabila chapeaute un réseau de 12 agents secrets en jupons, toutes Marocaines comme elle, dont sa sœur, engagée à l’âge de 12 ans.

Repérée en décembre 2001 par le «sayan» Albert M., un agent dormant du Mossad établi au Maroc, dans une soirée mondaine à Casablanca, celui-ci lui présentera quelques mois plus tard à Paris, Joseph B., chasseur de têtes pour les services secrets israéliens.

Nabila, diplômée en sciences politiques et en langues étrangères, hésitante au début, finira par accepter de travailler comme «katsa». Autrement dit comme officier de renseignement, pour le compte de l’institut pour les renseignements et les affaires spéciales, moyennant une rémunération initiale alléchante de 70.000 euros par an.

Mais pas seulement. Car, en plus d’un salaire fixe, elle s’est vu proposer, comme nombre d’agents secrets, d’autres émoluments et avantages en nature: prime pour certaines opérations à risque élevé, passeports de plusieurs pays occidentaux, voiture et appartement personnel dans une métropole de son choix, ouverture d’un compte bancaire en Suisse, quelques bijoux précieux et vacances annuelles vers sa destination préférée. Et, bien sûr, augmentation de salaire avec l’expérience et les années passées au service de l’agence. Tous les ingrédients de la motivation étaient là.

Tests psychologiques, entraînement au combat, à la filature, à la résistance à la torture, maniement des armes légères, perfectionnement en informatique, cours de linguistique… Nabila suit une formation intensive et pointue en espionnage pendant plusieurs mois dans la région de Haïfa. Jonglant avec les passeports et identités. Imitant à merveille les multiples accents orientaux.

Au gré des missions, elle est tour à tour journaliste marocaine, beurette bénévole dans l’humanitaire, enseignante tunisienne d’arabe classique. Comédienne belge d’origine libanaise, assistante de direction libyenne. Ou encore organisatrice émiratie d’événements artistiques. Nabila apprend vite et fait montre d’une telle efficacité qu’elle se voit à son tour confier le recrutement de nouveaux agents féminins.

Nous sommes en 2003. Meir Dagan poursuit alors la politique d’ouverture du Mossad, entamée en l’an 2000, sous la direction d’Ephraïm Halevy (1998-2002), alors que la seconde Intifada battait son plein. Et que la communauté internationale dénonçait massivement les exactions croissantes de l’Etat hébreu contre le peuple et les dirigeants palestiniens.

Plus que jamais, Israël a besoin d’être informé de tout ce qui peut, de près ou de loin, attenter à son existence, sa sécurité ou sa pérennité. Le Mossad s’essaie même au recrutement en ligne (www.mossad. gov.il). Les attentats du septembre 2001 finissent convaincre l’Institut (créé initialement en 1951 sous David Ben Gourion pour faciliter l’Aliyah, le retour vers le jeune Israël né en mai 1948) de la priorité de renforcer ses antennes périphériques. Notamment et surtout dans les nations et auprès des faiseurs d’opinion (hommes et institutions) et des centres de décision politico-économiques arabes et musulmans. Le mieux est d’embaucher des gens du cru, des autochtones. Et, pourquoi pas, des femmes. Enrôlées de gré (en échange de contreparties conséquentes) ou, comme le prétend Nima Zamar, dans Je devais aussi tuer (Albin Michel, 2003), de force (chantage, viol, menaces…).

Attirant peu les soupçons et les méfiances, le “sexe faible” dispose en plus d’un arsenal inné redoutable. Enveloppe charnelle qui s’avère parfois plus efficace et plus pointue que n’importe quel équipement d’artillerie lourde. Oeillades suggestives, balconnet plongeant, danse lascive, paroles coquines, alcool et autres paradis artificiels aidant, et voilà, à l’usure, le plus récalcitrant des hommes dans vos filets, le corps en feu et la langue déliée. Autant de “bombes anatomiques au service des Services” à dissimuler et disperser ici et là, en fonction des besoins et des missions du moment.