Le Maroc offre une base américaine et Washington décline

Le Maroc n’a pas encore épuisé la boîte à surprises qu’il garde pour inviter la Maison Blanche à soutenir son plan d’autonomie pour le Sahara Occidental. La dernière en date, Rabat a proposé aux américains de déplacer leur base de Rota sur le territoire espagnol à la région de Alkasr El Kébir. Cependant, le gouvernement yankee semble ne pas être intéressé par cette énième initiative marocaine visant à faire basculer la position de l’Oncle Sam sur le conflit du Sahara Occidental qui oppose le Maroc aux sahraouis.

Depuis son intronisation, Mohammed VI accumule les échecs dans ses tentatives de changer la vision américaine du problème sahraoui.

En 2002, il a ouvert les portes de la prison de Temara pour la relocalisation de la torture contre les supposés membres d’Al Qaïda capturés par les forces américains en Afghanistan.

Quelques années plus tard, les marocains proposent d’abriter l’AFRICOM, la force américaine pour les renseignements en Afrique.

Fin 2019, le Maroc a proposé d’établir des relations officielles avec l’entité sioniste en échange d’une reconnaissance américaine de sa prétendu souveraineté sur le territoire du Sahara Occidental si riche en phosphates de haute qualité et d’autres richesses naturelles convoitées notamment par la France, principale soutien de la monarchie alaouite dans ce conflit.

Mais il semble que le président américain n’a pas oublié les 18 millions de dollars que Mohammed Via offert à Hillary Clinton en vue de doper sa campagne électorale.

Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, Etats-Unis, USA,

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