Coordination de Soutien aux Mouvements Protestataires au Maroc –Section Canada CSMPM-Canada

Liberté immédiate à Omar Radi journaliste militant et à tous les prisonniers d’opinion et des luttes populaires.

Profitant du climat exceptionnel créé par la pandémie du Covid-19, l’appareil répressif du makhzen continue à accélérer la cadence de sa répression. Les premières victimes de ce contexte sont les journalistes, les citoyens (es) des régions marginalisées et des quartiers paupérisés qui subissent une double oppression, sous le prétexte de faire respecter l’état d’urgence sanitaire.

Les vagues d’arrestations contre Omar Radi , Soulaiman Raissouni, Abdelali Aba Hmad (Bouda) , les jeunes militants du hirak de Jerrada et des activistes sur les réseaux sociaux confirment une nouvelle fois que le régime marocain est au service des dominants. Cette campagne s’apparente à des représailles contre toutes les voix dissidentes.

La coordination de soutien aux mouvements protestataires au Maroc-Section Canada :

– Condamne fermement les arrestations abusives et demande la libération immédiate de Omar Radi, Soulaiman Raissouni et des militants du mouvement protestataire de Jerada.

– Demande la libération de tous les prisonniers politiques du Hirak du Rif et Jerada, du mouvement du 20 février, des blogueurs, Youtubeurs et chanteurs condamnés et jugés pour leurs simples revendications ou leurs dissidences pacifistes

– Apporte tout son soutien aux familles des détenues.
– S’insurge contre les pratiques irresponsables et machiavéliques du régime qui tente d’éradiquer toute contestation, aussi pacifiste qu’elle soit, allant jusqu’à l’arrestation et la condamnation de mineurs.

– Exige du régime marocain de respecter les droits de l’homme, et de répondre aux revendications légitimes du peuple marocain.
– Alerte l’opinion publique Québécoise et Canadienne sur les dérives, les dangers et les drames humains que le régime marocain est en train de commettre à l’encontre de son peuple.

– Appelle les organisations politiques, syndicales et de défense des droits humains Canadiennes et internationales à se mobiliser pour apporter le soutien nécessaire au peuple marocain dans sa lutte pour la dignité, la liberté, la démocratie et la justice sociale.

– Invite les gouvernements provinciaux et Canadien à dénoncer les atrocités du régime marocain et d’user de tous leurs pouvoirs diplomatiques pour sauver les vies des détenus politiques qui ne cessent de mener des grèves de faim, comme dernier recours, pour forcer le régime à les libérer.

– Demande la divulgation des rapports d’enquêtes et la condamnation des assassins, et de ceux qui ont ordonné les actes barbares perpétrés contre : Mohcine Fikri, broyé dans une benne à ordure, le 28 octobre 2016 ; Imad Attabi atteint à la tête par une balle lacrymogène le 20 juillet 2017 (décédé le 8 aout 2017) ; Abdelhafid El Haddad décédé le 18 aout 2017 suite à son attaque lors des funérailles de Imad Attabi le 9 aout 2017 et toutes les victimes du mouvement du 20 février 2011 tuées ou brulées vives lors des manifestations.

– Sollicite les médias Canadiens (Journaux, Radio, Télévisons…) à couvrir et relayer les luttes pacifistes du peuple marocain contre des politiques injustes, à l’origine de la crise sociale que traverse le pays et que le Covid-19 ne fait qu’aggraver.

– Adresse ses plus chaleureuses félicitations aux détenus libérés et à leurs familles, considérant que leur libration est le fruit de leur inébranlable fermeté et au soutien de leurs familles et de toutes les forces démocratiques au Maroc et ailleurs dans le monde.

– Félicite également le journaliste Hamid Al-Mahdawi pour sa libération après avoir purgé une peine d’emprisonnement de trois ans, suite à un procès aussi inique qu’ubuesque, en guise de punition pour sa dénonciation de la corruption qui gangrène les hautes sphères du pouvoir et à son soutien éditorial, sur son site d’information Badil, au Hirak du Rif.

Coordination de Soutien aux Mouvements Protestataires au Maroc-Section Canada. CSMPM-CANADA
Courriel : csmpm-canada@hotmail.com
Compte Facebook : Coordination de soutien aux mouvements protestataires au Maroc (Canada).

L’état marocain restreint de plus en plus les libertés et harcèle les journalistes, les militant-e-s des contestations populaires. Il essaye de
faire taire toutes les voix qui refusent des politiques sociales et économiques qui généralisent la misère et l’injustice sociale.

Source

Tags : Maroc, Omar Radi, presse, journalistes,

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2 Replies to “Coordination de Soutien aux Mouvements Protestataires au Maroc –Section Canada CSMPM-Canada”

  1. Le journaliste algérien Khaled Drareni, en détention provisoire depuis la fin mars, a été condamné lundi 10 août à trois ans de prison ferme, a annoncé Me Noureddine Benissad, un avocat de son collectif de défense. « C’est un verdict très lourd pour Khaled Drareni. (…) On est surpris. Le dossier est vide », a déclaré l’avocat, aussi président de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADH).

    Plusieurs ONG de défense des droits humains et de la liberté de la presse, algériennes et internationales avaient exhorté ces derniers mois les autorités à libérer Khaled Drareni et à mettre fin au « harcèlement ciblé des médias indépendants ». Ce verdict, lourd, sonne donc comme une « persécution judiciaire », a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF) lundi midi.

  2. Hhhaa🤣🤣🤣🤣Le journaliste algérien Khaled Drareni, en détention provisoire depuis la fin mars, a été condamné lundi 10 août à trois ans de prison ferme, a annoncé Me Noureddine Benissad, un avocat de son collectif de défense. « C’est un verdict très lourd pour Khaled Drareni. (…) On est surpris. Le dossier est vide », a déclaré l’avocat, aussi président de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADH).

    Plusieurs ONG de défense des droits humains et de la liberté de la presse, algériennes et internationales avaient exhorté ces derniers mois les autorités à libérer Khaled Drareni et à mettre fin au « harcèlement ciblé des médias indépendants ». Ce verdict, lourd, sonne donc comme une « persécution judiciaire », a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF) lundi midi.

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