Algérie : L’Ecole entre modernité et algérianité

«L’Ecole sera réhabilitée dans ses 3 paliers.» La promesse faite par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors de son discours d’investiture, est au cœur du vaste chantier des réformes. Le processus de renaissance est indissociable de l’amélioration de la condition sociale et matérielle de l’enseignant libéré de toutes les contraintes et appelé, en conséquence, à être au diapason des exigences de l’Ecole de demain. «L’Ecole doit se moderniser, en s’adaptant aux nouvelles technologies tout en restant ancrée dans l’algérianité», a souligné le président de la République, plaidant pour la nécessité de s’éloigner du débat idéologique stérile et de toute manipulation du temple du savoir érigé en champ d’expérimentation.

Cette équation interpelle prioritairement la communauté éducative, certes tiraillée par une conjoncture difficile, toutefois impliquée dans le choix du mode d’enseignement performant et concurrentiel. Le chantier de la renaissance, au profit exclusif de la génération des bâtisseurs, impose une démarche consensuelle pour l’élaboration d’une feuille de route englobant tous les aspects de la vie éducative. Reporté en raison de la pandémie de la Covid-19, le débat inclusif a repris forme.

Depuis samedi dernier, un calendrier de rencontres avec les partenaires sociaux a été fixé par le ministère de l’Education nationale. Sur cette base, il sera remis un projet de plateforme aux organisations sociales agréées, aux enseignants universitaires et aux représentants du secteur de l’économie, de l’industrie et de la formation pour apporter leur contribution au document initial. Le débat inclusif porte sur le diagnostic, l’évaluation du système éducatif, la méthodologie et les niveaux d’analyse et de synthèse.

Les «préoccupations» soulevées par les partenaires sociaux seront également au centre des discussions. En marche, la «réforme radicale», voulue par le ministre de l’Education nationale, entend corriger les insuffisances recensées et apporter les correctifs nécessaires, loin des calculs politiques néfastes.

Le constat accablant marque l’échec d’un mode de gestion désuet. Lors du Conseil des ministres du 3 février dernier, consacré à l’éducation, la sonnette d’alarme a été tirée sur le recul des filières mathématiques, l’absence de toute forme d’innovation et de l’esprit de réflexion et de synthèse.

La refonte du système éducatif est donc une nécessité absolue pour tous ceux qui pensent à l’avenir de nos enfants et de la nouvelle Algérie.
Horizons

Tags : Algérie, enseignement, éducation,

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