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Les Marocains néerlandais sont confrontés à des prix élevés dans la région du Rif
Les vacances d’été au Maroc deviennent une expérience de plus en plus luxueuse , notamment pour les vacanciers maroco-néerlandais de la région du Rif. Les prix exorbitants des restaurants, cafés et boutiques rendent un séjour relaxant de plus en plus difficile, source de frustration chez les visiteurs.
La région du Rif est une destination de vacances estivales idéale pour de nombreux Néerlandais d’origine marocaine. Cependant, la hausse des prix freine leur séjour. Elle souligne la forte hausse des tarifs aériens : « Les billets d’avion depuis les Pays-Bas s’élèvent à 800 à 900 euros en été, et hors été, à 300 euros maximum. »
Les prix des plats spécialement conçus pour les touristes flambent également. Sur le boulevard d’Al Hoceima, par exemple, on trouve des restaurants tenus par des Néerlandais d’origine marocaine, comme Het Hoekje, où l’on peut acheter une fricandelle spéciale pour 4,50 € ou un sandwich à la saucisse grillée pour 7 €. Ce sont des prix vraiment inédits au Maroc.
Outre les Marocains vivant à l’étranger, les Marocains locaux souffrent également de la cherté de la vie. Non seulement les restaurants et cafés touristiques deviennent plus chers, mais les produits d’épicerie courante aussi, explique Halouchi. Elle souligne que la région du Rif est « parmi les plus pauvres du Maroc ». « C’est une région traditionnellement très défavorisée. C’est pourquoi de nombreux habitants se plaignent des prix, surtout au marché. »
Un Nadorais a exprimé son indignation dans une vidéo virale sur cette situation, répandue parmi les Rifains du Maroc et d’ailleurs. Il s’est plaint qu’une tasse de café à Melilla – l’enclave espagnole à vingt kilomètres – coûte trois fois moins cher qu’à Nador, alors que les habitants de cette région espagnole gagnent trois fois plus.
Maroc : un été sans diaspora
Cette année, le Maroc a connu une baisse notable du nombre de Marocains résidant à l’étranger. Les régions du nord, en particulier, connaissent une participation plus faible. Cela contredit les prévisions officielles, qui tablaient sur une saison estivale exceptionnelle.
Plusieurs facteurs expliquent ce déclin, au premier rang desquels des raisons économiques. La hausse du coût des transports aériens et maritimes constitue un obstacle majeur. Ces hausses de prix pèsent lourdement sur les budgets familiaux, notamment en période de crise économique et de hausse du coût de la vie dans de nombreux pays européens où vivent des Marocains.
Outre les coûts de transport, les prix des séjours au Maroc ont également augmenté. Les témoignages recueillis par
Akhbarona font état d’une hausse annuelle constante des prix, notamment dans les zones côtières prisées. Hamid, un Marocain vivant aux Pays-Bas, témoigne : « Je visite le Maroc chaque été, mais les prix augmentent d’année en année, notamment dans les zones côtières comme Martil, Asilah et Agadir. Il n’y a aucun contrôle et les propriétaires pratiquent des prix exorbitants. C’est ce qui nous a poussés à rester chez nous cette année. J’espère que les autorités appliqueront cette loi et s’attaqueront à ceux qui ne cherchent qu’à faire du profit. »
Ces considérations économiques se traduisent par des décisions concrètes au sein de la diaspora. De nombreux Marocains à l’étranger reportent, voire annulent, leurs voyages. Nadia, qui vit à Lyon, a pris une décision similaire : « Avec l’augmentation significative des prix et des billets, nous avons décidé de rester chez nous et de prendre quelques vacances ici ; au moins, comme ça, nous pouvons nous reposer mentalement. »
Outre le prix, l’expérience globale d’un séjour au Maroc influence également le choix de certains. Comparer le pays à d’autres destinations touristiques encourage certains membres de la diaspora à explorer d’autres options. Abderrazak, basé à Malaga, témoigne de ce changement de perspective : « Honnêtement, j’avais l’habitude de visiter le Maroc chaque été, mais cette année, j’ai décidé de séjourner dans le sud de l’Espagne. Les prix sont raisonnables ici, les hôtels et les services sont excellents, et on n’y ressent pas le stress qu’on ressent au Maroc à cause de la foule et du comportement négatif de certains. »
Cette baisse de fréquentation aura inévitablement un impact sur l’économie marocaine. Les professionnels du tourisme et du commerce ont déjà exprimé leur désarroi et anticipent des répercussions économiques importantes, notamment pour les villes dont les activités dépendent fortement des revenus des Marocains venus de l’étranger pendant les mois d’été.
Source: Bladna.nl
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