Sahara Occidental-Maroc : L’heure de vérité

Les glas sonnent et cette fois, leur retentisse ment se fait entendre de loin. La question du Sahara occidental et son autodétermination font leur entrée solennelle, semble-il, dans une nouvelle ère. La question a été laissée à la traîne, depuis de 40 ans, la communauté internationale n’ayant pas entretenu un engagement sérieux pour cette affaire. 

Je crois que c’est le moment pour trouver une issue favorable à ce problème qui a ennuyé plus d’un. Bien qu’arrivant exagérément en retard, la décision irréversible de procéder à un référendum au Sahara Occidental, suite duquel le peuple sahraoui déciderait de son avenir, sans aucune contrainte, sera le début de la fin d’un long feuilleton aux épisodes plus ennuyeux qu’écœurants. 

Même la partie marocaine ne saurait cette fois user de ses manœuvres politiques habituelles, afin de vider le problème de sa substance. Il faut en finir une fois pour toute. La question du Sahara occidental est restée la pierre d’achoppement, bloquant toutes les initiatives visant à la construction d’un grand Maghreb arabe. Un espace majestueux avec plus de 05 millions de km2 et une centaine de millions d’habitants. Il y a tout ce qu’il faut pour en ériger une puissance politico-économique régionale, à envier et même temps à redouter. Il y a de quoi susciter le respect et la crainte. Tous les spécialistes sont unanimes avec moi, à penser que les peuples de la région, ont raté des occasions en or, pour ne pas avoir réussi encore à transformer leurs rêves d’un grand Maghreb en réalité vécu. Ce rêve était une préoccupation, voire une obsession permanente des pères du mouvement national maghrébin pour l’indépendance, durant les années quarante et cinquante. 

Donc, une issue favorable à la crise du Sahara traînant, depuis plus de 40ans, par le truchement d’un référendum sous les auspices de l’ONU, participerait favorablement à dégager les cieux maghrébins de leur climat maussade s’étant tant perpétué. Entre juin 88 et février 89, le parcours maghrébin était sur sa bonne voie, après les sommets de Zeralda et Marrakech. Il était sur le point d’y aboutir, si ce n’était pas une entrave jetée par les aléas du temps, ayant, tout bousillé à la dernière minute. Souhaitons d’abord que la partie marocaine respecte ses engagements, pris devant la communauté internationale et saurait collaborer positivement, avec les instances onusiennes chargées de cette mission, pour faire réussir le référendum. Il n’y a plus de temps pour les manigances et les manœuvres et le Maroc doit cesser tout bonnement à jouer des tours. Ceci ne profitera jamais à aucune partie.

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