Le 13eCongrès du Front Polisario en décembre

Le comité préparatoire du 13e Congrès du Front Polisario a repris, dimanche, ses assises au siège du Conseil national à l’École du 9-Juin, pour l’examen des rapports des sous-commissions, en présence des membres du comité, a indiqué hier l’Agence de presse sahraouie SPS. Cinq des dix sous-commissions ont présenté leur rapport, les autres auront à élaborer des rapports qui seront examinés, d’ici la fin du mois d’octobre courant, conformément au règlement intérieur régissant les travaux du comité préparatoire, a relevé le porte-parole du comité, Hamada Selma, dans une déclaration à la Radio sahraouie. 
 
Le comité passera en deuxième étape à travers l’organisation des conférences politiques au niveau local et régional afin d’élire les représentants des wilayas et des institutions qui devront prendre part aux assises du 13e Congrès du Front Polisario qui se tiendra la deuxième quinzaine du mois de décembre dans les territoires libérés de la RASD, a-t-on encore précisé. 
 
D’autre part, les autorités d’occupation marocaines ont expulsé par la force un jeune sahraoui, Alyen Mohamed Salem, vers la frontière avec la Mauritanie, pour avoir demandé son droit à l’emploi et à une vie digne, a indiqué une source du ministère des Territoires occupés et des Communautés sahraouies à l’étranger, reprise par SPS. Le jeune Alyen a été expulsé depuis presqu’une semaine de la capitale occupée d’El-Ayoun par les forces marocaines vers la zone d’El- Gargarat à la frontière avec la Mauritanie et tous ses documents lui ont été retirés par ces mêmes forces, a ajouté la même source. Il avait mené plusieurs grèves de la faim, devant les locaux de l’administration coloniale à El-Ayoun, devant le siège de la Minurso. Il avait été torturé sauvagement dans les locaux de la police marocaine à El- Ayoun et Dakhla occupées. La victime souffre d’asthme et des séquelles de la torture, dont il a été l’objet à plusieurs reprises dans les centres de détention de la police marocaine, a rappelé la même source. 
 
Le ministère des Territoires occupés et des Communautés sahraouies à l’étranger qui dénonce «ces actes odieux» de la part des autorités marocaines contre les citoyens sahraouis sans défense, appelle à permettre au peuple sahraoui de jouir, de profiter de ses richesses naturelles dans l’attente d’une solution juste et définitive du conflit du Sahara occidental à travers un référendum d’autodétermination. Auparavant, faudrait-il le noter, les autorités marocaines ont empêché, vendredi, deux avocats éspagnols de rendre visite à des prisonniers politiques sahraouis, dont le président du Comité de soutien au plan de paix de l’ONU et la protection des ressources naturelles du Sahara occidental, Sid Ahmed Lemjeyid, à la prison locale de Salé (Maroc), ont indiqué des sources judiciaires sahraouies à SPS. 
 
Les avocats, Candela Carrera et Andres Marin avait demandé auprès de l’administration marocaine de s’entretenir ou visiter le militant sahraoui, Sid Ahmed Lemjeyid à la prison locale de Salé, mais le Maroc a rejeté cette demande sans donner de raisons, a déploré la même source. Par ailleurs, un prisonnier politique sahraoui, Laâroussi Lemghaimad, a comparu devant le juge d’instruction du tribunal militaire de Rabat en présence de la défense. Lemghaimad a rejeté toutes les accusations portées contre lui, affirmant qu’il se trouvait dans le camp de Gdeim Izik et de façon pacifique, à l’instar des milliers de Sahraouis qui revendiquaient leurs droits justes et légitimes à l’autodétermination et à l’indépendance. Le prisonnier politique sahraoui a tenu les autorités marocaines comme responsables de l’assaut meurtrier contre les manifestants ayant fait des dizaines de morts, des centaines de blessés, de prisonniers et de disparus.
F. Houali 
Le Courrier d’Algérie 1/10/2011