Echec du projet de l’Islamisme Marocain en France

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Le 16 Janvier 2022, le bureau du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) a publié un communiqué dans lequel Mohamed Moussaoui déclare refuser la présidence tournante statutaire mettant fin à son mandat le 19 Janvier 2022.

Le bureau du CFCM, a estimé que compte tenue de la démission du futur président du bureau du CFCM, et dans l’attente de l’organisation d’une Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) prévue le 19 Janvier 2022, la direction collégiale du CFCM revenait à Ibrahim Alci, du Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF) et Mohammed Moussaoui.

Ces derniers devront statuer sur la dissolution du CFCM et, selon le communiqué, la mise en avant les acteurs locaux du culte musulman dans le cadre d’une nouvelle forme de représentation du culte musulman.

Evoquer des principes démocratiques tout en décidant de manière unilatérale de la nomination d’un aumônier national et en refusant de se plier à la direction collégiale statutaire du CFCM est on ne peut plus cynique !

Mais est-ce réellement une surprise ?

Naturalisé en 2008, Mohamed Moussaoui, proche des frères musulmans de l’UOIF, a été publiquement désavoué par le gouvernement français par la voix de son Ministre de l’Intérieur et des Cultes Gérald Darmanin. A ce titre, il sera l’artisan de l’échec total de la stratégie de mainmise sur l’islam d’Europe par les services secrets marocains.

Après la Belgique qui a chassé des mosquées les espions marocains, la France engage le même processus de nettoyage, la communauté musulmane de France se focalisant sur les agissements et le passé troublant de Mohammed Moussaoui. Qu’on en juge !

Arrivé dans la ville française de Montpellier à l’âge de 22 ans pour faire des études de mathématiques, Moussaoui avait tout l’air d’un jeune étudiant studieux et discret. Il était pourtant un militant actif du mouvement islamiste…

C’est d’ailleurs à ce titre qu’il a été, selon nos sources, interpellé par les services français de lutte contre le terrorisme islamiste à la suite de l’attaque terroriste de Marrakech du mois d’Août 1994, dont la procédure avait été bâclée selon certaines sources.

Après sa garde à vue, Moussaoui a été entendu, toujours selon les mêmes sources, par le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière qui l’aurait relâché à cause de « pressions diplomatiques ». Remis en liberté Moussaoui s’oriente alors vers la conquête de l’islam de France au profit des services du Makhzen.

Grâce à un très puissant lobbying fait de corruption, de compromissions, de menaces et d’intimidations, Moussaoui gravit vite les échelons dans le seul but d’obtenir le contrôle de l’islam de France.

Sauf que depuis plusieurs mois les révélations d’espionnage ne cessent d’être dévoilées autour de ce personnage comme l’a révélé l’hebdomadaire Le Point.

Mohamed B., né en 1964 au Maroc, qui résiderait en France depuis 2018 serait, pour le renseignement français, un agent identifié de la Direction générale des études et de la documentation (DGED, services secrets marocains). Il aurait été poursuivi pour « corruption d’agents publics » et pour avoir « cherché à exercer une emprise sur l’islam de France en »tamponnant’’ le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui », selon l’enquête de l’hebdomadaire français.

« Plus qu’un simple agent, l’homme est en réalité un rouage essentiel de la Direction générale des études et de la documentation (DGED), l’équivalent marocain de la DGSE française », écrit Le Point.

Mohamed B. « serait derrière tous les grands projets de ces dernières années pour asseoir l’influence du Maroc sur de nombreuses mosquées françaises et contrer ainsi les intérêts du rival algérien, n’hésitant pas à faire pression sur tel ou tel représentant du culte local pour permettre l’ascension de son poulain, Mohammed Moussaoui ».

D’après les informations du Point, « les liens entre le président du CFCM et le Maroc sont aujourd’hui si forts que les quittances de loyer de l’appartement parisien occupé par Mohammed Moussaoui sont directement adressées à un certain Samir X., numéro 3 de la DGED à Paris.

« Ce dernier, qui agit sous couvert diplomatique – il est officiellement considéré comme attaché à l’ambassade du royaume du Maroc en France –, règle ainsi une note de plusieurs milliers d’euros par an », est-il encore révélé.

Pour l’hebdomadaire, « ces relations et cette tentative d’ingérence du Maroc sont susceptibles d’inquiéter fortement au sommet de l’État, alors que le ministre de l’Intérieur ambitionne de réformer en profondeur la gouvernance du culte musulman en France. Une réforme doit émerger en début d’année prochaine après une phase de consultation commencée cette année ».

Rattrapé par un passé compromettant, dépassés par une vision de l’islam ancrée à un référentiel de valeurs compatibles avec les principes républicains, perdu dans des jeux de pouvoirs et craignant vraisemblablement de disparaitre suite à la création de la Coordination, un ensemble de fédérations ayant signé dès le départ la charte des principes pour l’islam de France, Mohamed Moussaoui sent la fin prochaine de sa mission.

Pris de panique, Moussaoui va actionner Hasna Daoudi, la journaliste franco-marocaine née en 1963 au Maroc, ex Directrice à Paris de l’agence de presse marocaine MAP, qui serait une officine de la DGED selon une sentence de la justice espagnole.

En 2011, Hasna va lancer le site d’information pro-marocain Atlasinfo.fr avec l’Algérie comme obsessionnel sujet d’articles quotidiens… Selon le site marocleaks, Hasna Daoudi serait en lien avec la DGED à qui elle envoie les articles soumis à son site…

Rappelons que l’actuel Directeur Général des Etudes et de la Documentation, branche des services secrets extérieurs du Royaume du Maroc, n’est autre que Yacine Mansouri, ex Directeur de la MAP…

Cette nébuleuse proche du pouvoir marocain, que constitue AtlasInfo, le CFCM et les services secrets marocains, a donc décidé de voler au secours de Mohamed Moussaoui pour le maintenir, au-delà de son mandat, à la tête de la présidence de l’association française du culte musulmane.

C’est sous la plume de Hasna Daoudi que les hostilités ont commencé avec un article diffamatoire à l’encontre du futur Président élu du CFCM… Un grand classique de la propagande du Makhzen !

Emmanuel Macron et Gérald Darmanin peuvent-ils se permettre de rester indulgents devant les manœuvres entourant l’Islam de France et courir le risque de payer un prix politique fort dans un contexte électoral ou la question de l’Islam est omniprésente ?

Ce serait décevoir toute la communauté musulmane de France !

TVMaghreb, 17/03/2022

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