Rencontre Sanchez-Ghali à Bruxelles: fort malaise au Maroc

Rencontre Sanchez-Ghali à Bruxelles: fort malaise au Maroc – Sahara Occidental, Front Polisario, Brahim Ghali, sommet UE-UA,

Fort malaise marocain suite à la rencontre de Sánchez avec le leader du Polisario
Ils rappellent qu’il a été le seul chef de gouvernement à rencontrer le Ghali à Bruxelles et que les propos de l’exécutif sur la résolution de la crise sont sans valeur.

Lors du sommet UE-UA à Bruxelles, le Premier ministre espagnol a été le seul dirigeant européen à rencontrer le leader du Polisario. En rencontrant le chef des séparatistes, Pedro Sánchez prouve que le Royaume a eu raison de ne pas croire les belles paroles des officiels espagnols. C’est ainsi que Le360 reflète le malaise que la réunion a provoqué à Rabat.

Il a été le dernier à quitter l’hôtel. Il a également été la seule personne à ne pas être autorisée à prendre une photo avec les trois dirigeants de l’UE qui ont reçu les chefs des délégations africaines : le président français Emmanuel Macon, qui assure la présidence tournante du Conseil de l’UE, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne et Charles Michel, président du Conseil de l’UE… Lorsque Brahim Ghali est entré dans la pièce, les trois dirigeants européens avaient déjà quitté la plate-forme où ils recevaient les chefs de délégation, explique le numérique.

« L’exception monstrueuse que constitue la présence au sommet UE-UA du chef d’une république fantoche a été soulignée jeudi 17 février à Bruxelles. Tout a été orchestré pour que le traitement formel de ce leader illégitime se heurte de plein fouet à celui réservé aux autres représentants africains. Brahim Ghali n’a pas échangé un seul mot avec l’un des dirigeants européens. À l’exception d’un seul : Pedro Sánchez, le premier ministre espagnol ».

« Comment interpréter cette interview que Pedro Sánchez assume ? D’un côté, il y a les déclarations quasi quotidiennes du ministre espagnol des affaires étrangères, José Manuel Albares, qui se déclare en faveur d’un rapprochement avec le Maroc, et qui véhicule les bonnes intentions du chef du gouvernement de tourner la page de la crise entre Madrid et Rabat. Mais il y a aussi, d’autre part, ces événements et actions douteuses, qui sapent les bonnes intentions exprimées par les ministres espagnols à l’égard du Maroc ». « Comment peut-on prétendre vouloir construire une relation du XXIe siècle avec le Maroc, et en même temps s’occuper de ce vestige de la guerre froide, ancré dans le XXe siècle ? Que faut-il croire : l’effort de langage pour tourner la page de la crise, ou ces actes, contrairement aux déclarations verbales ?

« La rencontre du Premier ministre espagnol avec Brahim Ghali souligne ainsi le décalage entre les paroles et les actes des responsables espagnols. En rencontrant à Bruxelles le chef des séparatistes, et en assumant cette rencontre dans une déclaration à la presse, Pedro Sánchez montre que le Royaume du Maroc a eu raison de ne pas croire aux belles paroles des officiels espagnols. Cette réunion, qui soulève de nombreuses questions et de nombreux doutes, est un élément qui va à l’encontre de la volonté réelle du gouvernement espagnol d’établir des relations du XXIe siècle avec son voisin du sud. Des relations où les actions doivent être synchronisées avec les mots. Jusqu’à présent, il faut reconnaître que le Maroc n’a reçu que des paroles qui n’ont en aucun cas engagé leurs auteurs. Le Maroc attend donc toujours que l’Espagne traduise ses bonnes intentions en actes », conclut-il.

La Razón, 24/02/2022

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