Le Comité spécial sur la décolonisation ouvre la session 2022

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Le Comité spécial sur la décolonisation ouvre la session 2022 saluant les territoires non autonomes pour leurs efforts visant à surmonter les défis de la pandémie et à adopter des plans de relance

Les membres élisent le bureau et approuvent le plan de travail alors que le président rassemble les délégués pour « obtenir des résultats concrets »
À l’aube de la deuxième année de la quatrième Décennie pour l’élimination du colonialisme, le processus de décolonisation reste vital, a déclaré aujourd’hui le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, au Comité spécial sur la décolonisation, soulignant l’importance de la coopération mondiale pour faire face aux impacts de la la crise du COVID-19.

« Nous devons nous engager à faire de 2022 une année de reprise pour tous », a-t-il souligné. Dans un message prononcé par Courtney Rattray, Chef de cabinet, le Secrétaire général a ouvert la session 2022 de l’organe de 24 membres, officiellement connu sous le nom de Comité spécial sur la situation en ce qui concerne la mise en œuvre de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance à Pays et peuples coloniaux.

« Venant d’un ancien pays colonial, je suis parfaitement conscient de l’impact dévastateur du colonialisme sur les sociétés », a-t-il poursuivi. « Ces conséquences se font sentir à ce jour. » Il a ensuite mis en lumière les défis auxquels sont confrontés les territoires non autonomes, soulignant qu’ils ont déployé d’énormes efforts pour faire face à la pandémie, même si certains d’entre eux ont des économies fragiles. À cet égard, l’appui fourni par les puissances administrantes, l’ONU et d’autres organisations a été et continuera d’être d’une grande importance. Il a également noté que, l’année dernière, le Comité a pu mettre en œuvre sa nouvelle méthode de travail, lui permettant d’entendre d’abord les territoires avant d’examiner les résolutions connexes.

Le Comité a ensuite réélu par acclamation Keisha McGuire (Grenade) à la présidence du Comité spécial pour 2022.

À la suite de sa réélection, Mme McGuire a fait un bref résumé de la session de 2021, notant que, malgré la pandémie de COVID-19, le Comité spécial a tenu la première réunion en personne en février 2021 et a mené la session de fond en juin 2021, comme programmé. Lors de la session de juin 2021, les délégués ont adopté une nouvelle méthode de travail leur permettant d’entendre d’abord les Territoires, puis d’examiner les résolutions connexes. En août 2021, le séminaire régional des Caraïbes s’est tenu avec succès et en toute sécurité à la Dominique. Il y a eu beaucoup de monde malgré les défis liés à la pandémie.

En outre, elle a déclaré que le Comité spécial continuait de fonctionner par consensus, comme il l’avait toujours fait. Le 12 décembre 2021, la Nouvelle-Calédonie a organisé le troisième référendum sur son accession à la pleine souveraineté et à l’indépendance, avec un taux de participation de 43 % et une majorité votant « non » à l’indépendance. La Nouvelle-Calédonie est entrée dans une période de transition telle que définie par la France, Puissance administrante, après avoir connu trois référendums dans le cadre de l’Accord de Nouméa de 1998. Le Comité spécial continuera d’accompagner le processus de décolonisation en Nouvelle-Calédonie conformément à son mandat. Le cycle annuel de dialogue informel entre le Bureau et toutes les puissances administrantes et parties prenantes a eu lieu en janvier et février, y compris une réunion avec la France.

Au début de 2022, deuxième année de la quatrième Décennie internationale pour l’élimination du colonialisme, elle a déclaré que le monde continue de ressentir l’impact de la pandémie. Pourtant, l’objectif du Comité spécial reste le même : la décolonisation des 17 territoires non autonomes restants. Elle a exprimé l’espoir qu’une mission de visite dans les territoires non autonomes reprenne cette année, la dernière mission de ce type ayant eu lieu à Montserrat en décembre 2019. « Le temps est venu de renouveler notre engagement […] Collectivement, nous obtiendrons des résultats concrets,  » dit-elle.

Au départ, le Comité spécial a élu son Bureau par acclamation, réélisant Mme McGuire à la présidence, ainsi que Pedro Luis Pedroso Cuesta (Cuba), Arrmanatha Christiawan Nasir (Indonésie) et Alhaji Fanday Turay (Sierra Leone) à la vice-présidence. Chaises. Bassam Sabbagh (Syrie) a été élu rapporteur.

Les membres ont également approuvé le document « Organisation des travaux : résolutions et décisions pertinentes de l’Assemblée générale » (document A/AC.109/2022/L.1), ainsi que le programme de travail et le calendrier provisoires du Comité spécial (document A/AC.109 /2022/L.2), étant entendu qu’il pourra être révisé si nécessaire à l’approche ou pendant la reprise de la session de fond en juin.

Parmi les autres questions de procédure abordées aujourd’hui figuraient les coûts et les préparatifs du séminaire régional du Pacifique, qui doit encore trouver un hôte parmi ses membres de la région du Pacifique, et doit le faire d’urgence le 4 mars au plus tard ; et l’allocation budgétaire réduite du Comité, qui réduit sa capacité à mettre pleinement en œuvre deux importants mandats annuels : envoyer des missions de visite dans les territoires non autonomes ; et l’organisation de ses séminaires régionaux, nécessitant ainsi des ajustements aux plans de voyage du Comité spécial.

Après leur réélection au Bureau, les représentants de Cuba, de l’Indonésie, de la Sierra Leone et de la Syrie ont pris la parole pour exprimer leur engagement à mettre fin au colonialisme. Les représentants de l’Iran et de l’Irak ont ​​également pris la parole.

Le Comité spécial se réunira de nouveau en mars pour commencer ses travaux de fond.

UN Press, 18/02/2022

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