Le Maroc, un danger pour l’Islam en Europe ?

Le Maroc, un danger pour l’Islam en Europe ? -Mohamed Toujgani, Smmy Mahdi, terrorisme, antisémitisme, Israël, Gaza, Palestine,

Considéré comme «une menace à la sécurité nationale», notamment pour avoir appelé à «brûler des Juifs», un imam marocain, certainement le plus célèbre des prédicateurs au sein de la communauté musulmane, s’est vu retirer son droit au séjour en Belgique.

C’est le secrétaire d’État belge à l’Asile et la Migration, Sammy Mahdi, qui l’a confirmé devant les députés. «L’imam, Mohamed Toujgani était probablement le prédicateur le plus influent de Belgique, l’interdiction de séjour, pour «extrémisme» et «ingérence», porte sur une durée de dix ans», a-t-il dit.

Il a appelé à brûler les Juifs

Toujgani prêchait jusqu’à l’an dernier à la mosquée Al-Khalil à Molenbeek, l’un des plus grands lieux de culte musulman de Belgique. Le prédicateur «était contesté depuis un certain temps. En 2009, il avait déjà appelé à brûler des Juifs», selon le communiqué des services de Mahdi Sammy. L’Imam Toujgani s’était excusé pour ces propos, évoquant «un dérapage» lié à «la guerre» menée par Israël contre les Palestiniens dans la bande de Gaza. Toujgani, considéré comme un religieux influent, responsable de la Ligue des imams marocains de Belgique, était surveillé par la Sûreté de l’État, le service de renseignement civil belge.

Formation d’enfants et d’adolescents

La mosquée Al-Khalil, située dans la commune bruxelloise de Molenbeek, se présente comme «la plus grande institution musulmane de Belgique», comptant également des centres de formation et une école en langue arabe accueillant 500 enfants et adolescents. Sammy Mahdi a expliqué avoir décidé l’interdiction de séjour il y a trois mois. «Nous ne tolérons pas ceux qui divisent et menacent notre sécurité nationale», a insisté le secrétaire d’État devant la Chambre des représentants.

Pegasus, CFCM, Toujgani…

Cette affaire survient après les fameuses affaires Pegasus et le CFCM. Le Conseil français du Culte musulman (CFCM), dirigé par le controversé Mohammed Moussaoui est tombé en disgrâce auprès de l’Elysée après le scandale d’espionnage révélé par le journal français le Point qui l’accuse «d’influencer la pratique de l’islam en France à travers son rôle présumé d’agent traitant du président du CFCM.» La participation effective de ce dernier, dont l’appartenance aux services secrets marocains ne laisse aucun doute. Moussa Darmanin a, depuis, annoncé que le CFCM «n’était plus l’interlocuteur des musulmans de France auprès du gouvernement», une décision dure qui a ébranlé l’institution et même le palais royal à Rabat. Ces deux affaires, témoignent, si besoin est de la dangerosité que représentent les prédicateurs marocains sur l’Islam en Europe de manière particulière et la religion Islam de manière générale.

R. N.

L’Algérie aujourd’hui, 16/01/2021