Une passerelle établie entre l’Algérie et la Mauritanie

Une passerelle établie entre l’Algérie et la Mauritanie – Route Tindouf-Zouérate, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazaouani, Abdelmadjid Tebboune,

Au-delà de confirmer et de consolider davantage leurs relations de bon voisinage, les deux pays passent aussitôt que prévu au concret. Pour preuve, l’Algérie va réaliser un projet historique consistant en une route de 775 km devant relier Tindouf à Zouérate, nord de la Mauritanie. De bon augure pour l’avenir des relations entre l’Algérie et la Mauritanie tant cette nouvelle passerelle permettra, une fois réalisée, un échange soutenu pour les opérateurs des deux pays.

Le projet de réalisation d’une route reliant Tindouf (Algérie) à Zouérate (Mauritanie), sur une longueur de 775 km, sera réalisé par des entreprises algériennes, permettant à l’Algérie d’édifier, pour la première fois depuis l’indépendance, un ouvrage d’une telle envergure en dehors de ses frontières.

L’accord de la réalisation de ce projet transfrontalier a été signé en marge de la visite d’Etat du Président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazaouani, en Algérie, à l’invitation du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
La visite a été couronnée par la signature de plusieurs accords, dans différents domaines de coopération entre les deux pays, dont celui de la réalisation d’une route reliant Tindouf à Zouérate qui demeure « le plus important » accord signé entre les deux gouvernements à cette occasion.

Ce mémorandum d’entente a été signé, mardi dernier au siège du ministère des Travaux publics par le ministre des Travaux publics, Kamel Nasri, représentant du Gouvernement algérien, et le ministre mauritanien de l’Equipement et des Transports, Mohamedou Ahmedou M’haïmid.

Etalée sur une longueur de 775 Km, sur le territoire mauritanien dans sa quasi-totalité, cette route permettra à l’Algérie de réaliser, pour la première depuis l’indépendance, un projet d’une telle envergure, dans le domaine des transports et des travaux publics, en dehors de ses frontières, à l’image des grandes sociétés chinoises ou encore turques, reconnues dans ce domaine.

Il s’agit, en effet, d’une dizaine d’entreprises algériennes qui vont réaliser cette route, qui va transformer toute cette région et les régions limitrophes, entre autres, Cosider TP, EVSM, SNTP, EPTRC, ETTR Ouargla, EPTP Alger, SERA Oran.
Le bureau d’études qui assurera le suivi de ce projet est également algérien, à savoir, SAEPI. Le laboratoire des travaux publics du centre (LTPC), ainsi que le laboratoire de l’habitat et de la construction (LNHC), seront également engagés dans ce projet, tandis que l’organisme de contrôle des travaux publics (CTTP) est algérien. Une fois achevée, cette importante route sera exploitée par l’Algérie sous forme de concession de 10 ans avec une reconduction tacite.
Le contrat de réalisation de cette infrastructure de base, qui a toujours constitué « un rêve » pour les habitants de ces régions, prendra effet dès l’achèvement des travaux.

Les nombreux relais sur cette route, quant à eux, seront également réalisés et exploités par la société nationale NAFTAL. À rappeler qu’à l’issue de la signature de l’accord de réalisation de ce projet, Nasri s’est félicité de ce mémorandum qui vient marquer « une étape historique dans les relations algéro-mauritaniennes », selon lui.
Pour sa part, le ministre mauritanien, a estimé que cet accord est « un moment historique », affirmant que « la route, qui ouvrira des axes routiers internationaux importants, devra permettre aux opérateurs algériens une ouverture économique sur les marchés africains en passant par la Mauritanie qui permettra, à son tour, de renforcer la coopération économique entre les opérateurs des deux pays ».
F. G./APS

Le Courrier d’Algérie, 30/12/2021

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