Benkirane tente de faire passer la pilule de la normalisation

Benkirane tente de faire passer la pilule de la normalisation – Maroc, Algérie, Israël, Palestine,

Apparemment, les volutes du chanvre indien cultivé dans la région de Ketama, sont montées à la tête de Abdallah Benkirane, le président du Parti islamiste justice et développement (PLJ). Sinon comment expliquer sa sortie inattendue sur l’Algérie qu’il considère être la principale cause de la normalisation des relations diplomatiques de son pays avec l’entité sioniste. Décidément, les électeurs marocains n’ont pas eu tort en lui infligeant un cuisant revers lors des dernières législatives qui ont vu son parti perdre la chefferie du gouvernement.

Ce pantin politique, agité à satiété par le Makhzen et M6, et utilisé pour avaliser les accords de normalisation avec Israël, est définitivement hors course. Car si la politique sociale de son gouvernement qui a creusé le fossé entre pauvres et riches au Maroc lui a valu de perdre le gouvernement, sa majorité au parlement et probablement son statut de parti majoritaire dans les assemblées locales, sa signature des accords scellant le rapprochement avec l’entité sioniste, lui vaudra, selon plusieurs observateurs, les remontrances de ses parrains moyen orientaux qui n’ont pas apprécié que le PJD dévoile sa véritable nature de parti entretenant la chose et son contraire.

Lors d’une session de la commission nationale de son parti, tenue au lendemain de son échec électoral, Benkirane s’est permis de critiquer l’Algérie en affirmant que depuis 40 ans, elle a tout tenté pour déstabiliser son voisin en utilisant ses rentrées du pétrole. Une cécité politique et une surdité qui laisse supposer qu’il n’a pas encore compris que depuis le conflit de 1963, le Maroc a tout fait pour entraver le développement de son voisin de l’Est. Il a, durant la décennie noire servi de base arrière pour certains chefs terroristes, il a servi de voie de passage des armes qui ont alimenté les maquis terroristes, et il a toujours joué la carte de la guerre de la drogue en noyant notre pays de quantités industrielles de kif produit au Maroc.

L’œuvre de déstabilisation c’est l’Algérie qui en a été la victime bien avant son indépendance et cela Benkirane ne devrait pas l’ignorer, lui dont le parti a été aux commandes des destinées du Maroc durant la période 2016-2021 avant qu’il ne soit sanctionné par les électeurs. Le PJD, parti islamiste qui se reconnait dans la doctrine des frères musulmans, un pur produit des labos anglais, a toujours cultivé de bons rapports avec les milieux des affaires israéliens et le fait d’avoir, négocié, signé et annoncé les accords de normalisation avec l’Etat hébreu ne pourra pas l’offusquer outre mesure.

Au moment où le peuple marocain manifeste son rejet du processus de normalisation avec l’Etat hébreu, le président du PJD estime que par sa politique hostile, l’Algérie a poussé son pays dans les bras de Satan, rien que ça ! Au lieu de se ranger aux côtés de son peuple et de dénoncer les accords de normalisation les membres influents du PJD Benkirane et l’ancien chef du gouvernement El-Othmani, font du pied à Israël quémandant une petite rétribution qui pourrait prendre les formes d’une nationalité qui ferait d’eux des israéliens et non des sujets de sa majesté ou tout simplement de futurs hommes d’affaires faisant de la sous-traitance pour les grands groupes israéliens, de la finance.
Benkirane reconnait que les relations entre son pays et Israël datent depuis des lustres et cela veut dire, en un mot comme en mille, que notre pays n’est pas à l’origine de la déculottée qu’il s’est infligée en se mettant sous la botte des assassins des enfants de Ghaza et des territoires occupés.

Slimane B.

Le Courrier d’Algérie, 08/12/2021

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