Unification de la voix de l’Afrique : Le rôle d’Alger salué

Unification de la voix de l’Afrique : Le rôle d’Alger salué – Union Africaine, Afrique, Algérie, Conseil de Sécurité,

Les chefs des délégations participant au 8e Séminaire de haut niveau sur la sécurité et la paix, qui s’est tenu du 2 au 4 décembre à l’hôtel le Méridien, ont salué «le rôle important de l’Algérie dans l’unification de la voix africaine dans les grands rendez-vous internationaux, notamment au Conseil de sécurité des Nations unies», a indiqué Kamel Retaïab, chargé d’études et de synthèse auprès du cabinet du ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, lors d’une rencontre avec la presse consacrée aux recommandations et résolutions sanctionnant les travaux de ce 8e séminaire.

A ce propos, les hôtes de cette rencontre, consacrée aux questions de sécurité et de paix en Afrique, ont salué les efforts de la diplomatie algérienne et son actuel chef de file Ramtane Lamamra qui, selon eux, a toujours œuvré pour unifier les rangs de l’Afrique au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. «Le problème qui se pose actuellement et que les pays africains estiment que leur voix n’est pas déterminante, elle n’est pas écoutée dans la prise de décision, surtout dans les questions de paix et de sécurité en liaison directe avec le devenir de l’Afrique», a affirmé Kamel Retaïab.

Parmi les recommandations de cette rencontre, les participants ont convenu de définir les concepts utilisés au niveau des pays africains, ce qui permet à ces derniers de définir les bonnes politiques et, par conséquent, traiter les phénomènes représentant un danger pour les pays africains. Ils ont insisté aussi sur la nécessité pour les pays africains de respecter, d’abord, les résolutions et institutions qu’ils ont eux-mêmes mises en place, ensuite les décisions qui en émanent. Sur ce point, ils sont convenus sur la nécessité de renforcer ces institutions avant de penser à en créer d’autres. Les participants ont appelé à renforcer et à consolider le système de représentation, et de faire en sorte que la voix de l’ Afrique soit entendue mais surtout associée à la prise de décisions quand il s’agit de dossiers liés directement aux questions de paix et de sécurité touchant le continent africain, a-t-on fait savoir. Pour ce qui est de la menace terroriste, les délégations participant à ce Séminaire ont relevé et reconnu que le phénomène terroriste s’est étendu à des régions en Afrique qui, jusqu’à aujourd’hui, n’ont pas connu le terrorisme, comme le Mozambique, le Bénin qui commencent à faire face à des activités terroristes qu’ils n’ont pas connues auparavant. Dans ce registre, ils sont convenus que chaque pays qui parle de terrorisme doit le situer en tant que tel, afin que les mesures prises pour y faire face soient adaptées.

«Nous avons remarqué que des pays parlent de salafisme au lieu de parler de terrorisme, car la charte africaine parle de terrorisme et non de salafisme. Et lorsqu’on parle de terrorisme, cela oblige les pays de prendre des mesures pour lutter contre ce phénomène», a souligné M. Kamel Retaïab. «Dans la même optique, ils se sont mis d’accord pour renforcer les efforts des pays africains et lutter ensemble comme un seul pays contre ce phénomène, et surtout dénoncer les pays qui financent le terrorisme et soutiennent les groupes terroristes, chose qui ne se faisait pas auparavant», a-t-il expliqué. Dans le même ordre d’idée, les participants ont mis en exergue l’importance de bénéficier des expériences réussies dans la lutte contre le terrorisme, notamment celles de l’Algérie et l’Egypte.

Il a été approuvé également l’idée d’associer les femmes, les jeunes et les chefs religieux dans les politiques de lutte contre le terrorisme et de définir clairement les concepts et les politiques, ce qui permet de définir par la suite les mécanismes des différents dangers qui guettent le continent en premier lieu le terrorisme. Ils ont soutenu par ailleurs la nécessité de parvenir à une coordination entre les Etats afin de unifier la parole africaine au conseil de sécurité de consolider et soutenir l’ensemble des institutions africaines créées par les Etats africains, de promouvoir et soutenir le leadership africains, la gouvernance africaine avec et accorder un rôle plus important à la femme et les jeunes Durant de trois jours, les représentants des pays africains ayant pris part à la rencontre d’Oran ont bordé et traiter de nombreuses thématiques qui préoccupent actuellement le continent africains dont la question l’architecture de la gouvernance africaine, les avancées et acquis réalisés à ce jour et les obstacles qui demeurent posés et qui nécessitent des solutions.
Amel Saher

8e Séminaire de Haut Niveau sur la Sécurité et la Paix en Afrique : L’Algérie s’engage à défendre toutes les causes justes

Les ministres des Affaires étrangères d’Etats africains et les hauts responsables participant aux travaux du 8e séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique, clôturés samedi à Oran, ont insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les Etats africains et de parler d’une seule voix au Conseil de sécurité de l’ONU.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra a déclaré que «l’Afrique doit parler d’une seule voix» au Conseil de sécurité, capable d’influencer les décisions de cet organe onusien ou toute autre instance».

Cette voix doit être «forte et décisive», affirme M. Lamamra qui relève la nécessité pour les pays africains de renouveler leur attachement aux valeurs et aux idéaux du panafricanisme et d’»agir collectivement pour éviter tout facteur qui pourrait mettre en péril l’unité de l’Union africaine».» L’Algérie et son président Abdelmadjid Tebboune sont engagés à défendre sans condition toutes les causes africaines justes sur les scènes africaine et mondiale», a souligné Ramtane Lamamra dans son allocution de clôture des travaux du 8e séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique. L’Algérie, a affirmé le ministre, «déploiera tous ses efforts et mettra tout en œuvre pour être à la hauteur des attentes des Africains et des Arabes, surtout qu’ils ont approuvé sa candidature au poste de membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU pour le mandat 2024-2025».

Le huitième séminaire sur la paix et la sécurité en Afrique est «réussi et prometteur» donnant à la diplomatie africaine «une vision claire de l’avenir et dotant les délégations africaines accréditées auprès des Nations unies d’une feuille de route qui fera de la diplomatie africaine un élément influent et profitera à la sécurité et à la stabilité dans le continent africain», a-t-il fait savoir.

Pour sa part, le ministre tunisien des Affaires étrangères, de l’Emigration et des Tunisiens à l’étranger, Othman El Jarandi a déclaré «nous devons renforcer nos capacités et notre action commune surtout au niveau du Conseil de sécurité en vue de promouvoir la paix et la sécurité en Afrique».

«Nous devons respecter les engagements pris dans le cadre du séminaire sur la paix et la sécurité en Afrique pour faire aboutir notre voix au sein des Nations unies», a déclaré le vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères de l’Ethiopie et président du Conseil de la paix et de la Sécurité de l’UA, Demeke Mekonnen Hassen. Pour sa part, le ministre des Relations extérieures de la République d’Angola, Antonio Têté a souligné que le processus d’Oran est «très important» pour la coordination au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, notant que «le processus d’Oran permet aux Africains de parler d’une seule voix».

Dans le même contexte, le ministre des Affaires étrangères de Djibouti, Mahmoud Ali Youssef a déclaré «le rôle de l’Algérie au sein de l’Union africaine est bien connu et de nombreux pays misent sur l’Algérie pour hisser le niveau de coordination et de coopération dans le continent».

Le ministre des Affaires étrangères du Tchad, Cherif Mahamat Zene a souligné que «l’Afrique n’a pas de représentant permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, d’où la nécessité pour les pays africains de s’unir davantage autour des A3». L’ambassadeur et commissaire des affaires politiques, de la paix et de la sécurité à l’UA, Bankole Adeoye a affirmé que «l’Algérie continue de jouer son rôle panafricain pour une Afrique meilleure, pacifique et sûre. Une Afrique des droits de l’homme, qui garantit le développement durable et les aspirations dont nous avons vraiment besoin».
«La voix africaine est prépondérante au niveau international et nous avons besoin d’un Etat membre de l’UA de premier plan comme l’Algérie pour jouer ce rôle très spécifique», a estimé Bankole Adeoye, soulignant «nous aimerions voir l’Algérie continuer à être représentée dans ces mécanismes, que ce soit au niveau de l’Union africaine ou au niveau international».

Le Secrétaire général adjoint des opérations de paix de l’ONU, M. Jean-Pierre Lacroix «nous avons tous constaté que les défis du terrorisme évoluaient et que la coopération entre l’ONU et l’UA est un des instruments essentiels pour mieux contenir ce fléau dans le continent africain et le combattre».

Le 8e séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique, tenu trois jours durant Oran sous le thème «Assistance aux nouveaux membres africains du Conseil de sécurité des Nations unies dans le traitement des questions de la paix et de la sécurité dans le continent», a enregistré la participation des ministres des pays membres au Conseil de la paix et de la sécurité de l’Union africaine (UA), des membres africains au Conseil de sécurité de l’ONU et d’experts et représentants d’instances africaines, de l’ONU et de la Ligue arabe.

El Moudjahid, 05/12/2021

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