Plus de 98% des MNA ne souhaitent pas retourner au Maroc

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Save the Children, principale ONG indépendante de défense des droits des enfants dans le monde, a révélé que « 98,6% » des enfants migrants originaires du Maroc, arrivés au mois de mai dernier durant la vague migratoire tolérée par les autorités marocaines à Ceuta (Espagne), « ne souhaitent pas retourner dans leur pays en raison de la maltraitance et de la pauvreté y sévissant ».

« Après avoir mené 617 entretiens avec des enfants migrants qui relèvent du système de protection, Save the Children insiste sur le fait que 98,6% d’entre eux ne souhaitent pas retourner au Maroc », a indiqué l’ONGi dans une étude sur la protection de l’enfance, précisant que « 75% des enfants interrogés viennent de villes frontalières telles que Castillejos, Rincon et Tétouan ».

Save the Chlidren a noté, en outre, que « sur la base des entretiens réalisés et envoyés à la zone des mineurs de Ceuta, il a été constaté qu’un mineur interrogé sur trois (33,40%) a subi des violences physiques, des abus et des mauvais traitements à l’origine et que plus de 23% seraient éligibles à la protection internationale pour avoir été victimes de traite ou d’exploitation par le travail », précisant que beaucoup parmi ces enfants ont « déclaré avoir comme parents des porteurs et travailleurs frontaliers ».

Par ailleurs, l’organisation a plaidé auprès des autorités espagnoles pour une meilleure protection et prise en charge des enfants migrants. « Les droits et le bien-être des enfants migrants doivent être une priorité et après 6 mois, des solutions durables sont nécessaires de toute urgence pour ces enfants », a déclaré Catalina Perazzo, directrice du plaidoyer social et des politiques de l’enfance à Save the Children.

Save the Children est la principale organisation indépendante de défense des droits des enfants dans le monde. Elle travaille depuis plus de 100 ans pour garantir que tous les enfants survivent, apprennent et soient protégés.

Actuellement, l’organisation opère dans plus de 120 pays. En mai dernier, une marée humaine de plus de 8.000 candidats à l’exil, en très grande majorité des Marocains, avait rejoint sans entrave l’enclave espagnole de Ceuta à la faveur d’un relâchement des contrôles frontaliers de la part du Maroc.

Parmi eux, un nombre impressionnant de jeunes partis seuls ou d’enfants en bas âge, emmenés par leur famille. Des experts avaient indiqué que le Maroc utilisait la carte migratoir e comme moyen de pression sur l’Espagne pour la pousser à reconnaître sa prétendue « souveraineté » sur le Sahara occidental.

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Maroc : plus de 15% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition et 4,1 millions de marocains sous le seuille de pauvreté

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a fait ressortir, dans ces dernières statistiques, que plus de 15% des enfants marocains de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique, alors que 2,6% d’enfants de cette même tranche d’âge sont sujets à une malnutrition aigüe.

Ces chiffres, disponibles sur la « carte de la faim » (Hunger Map Live) établie par ce programme onusien, dénotent un grand déficit en matière d’alimentation qui touche une frange fragile de la population, à savoir la petite enfance. La carte du PAM, montre, en outre, que 4,1 millions de marocains ne mangent pas à leur faim.

Dans un dossier consacré à la nutrition, l’UNICEF a mis en garde contre les répercussion de la malnutrition qui peut causer « des conséquences irréversibles » sur la croissance et la santé de l’enfant, notamment durant les 1 000 premiers jours de sa vie (de sa naissance jusqu’à presque trois ans).

L’organisation onusienne explique que la malnutrition est l’une des causes du retard de croissance qui frappe les enfants de moins de 5 ans. Plus grave encore, elle est responsable de plus d’un tiers des décè s chez les enfants de cette catégorie d’âge dans les pays en développement.

Pour l’UNICEF, le retard de croissance, ainsi que les autres formes de sous-nutrition, « reflètent bien les inégalités sociales et mettent en évidence la pauvreté et le sous-développement de certains pays ».

Par ailleurs, dans sa « Hunger Map », le PAM a classé l’Algérie dans la catégorie des pays dont le taux de personnes sous-alimentées est inférieur à 2,5% de la population totale, durant la période 2018-2020. Elle est ainsi le seul pays en Afrique à ne pas dépasser ce seuil.

L’Algérie a été donc répertoriée dans la même catégorie que la majorité des pays européens, à l’instar des Etats-Unis, du Canada, de la Chine, de la Russie, du Brésil et de l’Australie, entre autres.

L’Evénement DZ, 16/11/2021

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