Tunisie : le taux de chômage s’élève à 18,4%

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Le taux de chômage mesuré par l’Institut national de la statistique de Tunisie (INS) a atteint 18,4% de la population active au troisième trimestre 2021, en hausse de 0,5 point par rapport au premier trimestre de 2021. Le nombre de chômeurs estimé pour le troisième trimestre 2021 s’élève, à 762,6 mille du total de la population active, contre 746,4 mille chômeurs pour le premier trimestre 2021 ; soit 16 mille chômeurs de plus sur le marché du travail. Ainsi, le taux de chômage atteint 18,4% contre 17,9% au deuxième trimestre, rapporte l’Agence de presse officielle TAP, se référant aux chiffres de l’INS.

Ce taux a connu une augmentation parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans, passant de 41,7% au cours du deuxième trimestre à 42,8% au cours du troisième trimestre 2021.

D’après la même source, les taux de chômage les plus élevés sont enregistrés dans les régions de l’ouest et du sud tunisiens : nord-ouest (33,0%), sud-ouest (26,3%), centre-ouest (23,0%) et sud-est (22,5%). Les écarts, par rapport au taux national (18,4%), varient entre quatre et quatorze points.

La Tunisie, embourbée depuis des années dans une crise multi-dimensionnelle, s’est dotée, récemment d’un nouveau gouvernement, quelques semaines après l’éviction du précédent cabinet de Hichem Mechichi, par le Président Kaïs Saïed, qui s’est arrogé les pleins pouvoirs le 25 juillet dernier.

La nouvelle cheffe du gouvernement, Najla Bouden, devra s’atteler à redresser une économie durement frappée par de nombreuses crises.

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Tunisie : la situation générale dans le pays au centre de l’entretien entre Saïed et le S.G. de la Centrale Syndicale

Le président tunisien Kaïs Saïed et le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT – la plus importante organisation syndicale du pays), Noureddine Taboubi, ont abordé la situation générale qui prévaut dans le pays.

C’est ce qui ressort d’un entretien téléphonique, tenu dimanche entre les deux parties, selon un bref communiqué publié par l’UGTT, dont l’Agence Anadolu a eu copie.

Au cours de cet entretien téléphonique, « l’importance d’accélérer le processus du 25 juillet a été soulignée, afin qu’il constitue véritablement une occasion historique de rompre avec la décennie (la période depuis la révolution de 2011 jusqu’à aujourd’hui), laquelle a été dominée par l’échec. »

Ces informations interviennent au moment où une manifestation importante a été organisée par des milliers de Tunisiens sur la place du Bardo, près du parlement, dans le centre de la capitale, pour dénoncer les mesures d’exception prises par Saïed. Certains d’entre eux ont tenté de pénétrer dans l’enceinte du parlement mais en ont été empêchés par les forces de l’ordre.

La manifestation répondait à l’appel de l’initiative « Citoyens contre le coup d’État » à organiser une manifestation, pour défendre la légitimité constitutionnelle et parlementaire et en solidarité avec le pouvoir judiciaire « contre les tentatives d’assujettissement et de domination. »

Pour sa part, le ministère de l’Intérieur a indiqué, dans un communiqué, que le nombre de personnes présentes à la manifestation sur la place du Bardo, à une heure de l’après-midi dimanche (12 heures GMT), était d’environ 1 000 personnes.

La place du Bardo et le quartier du Parlement ont connu une forte présence sécuritaire, plusieurs unités de sécurité ayant été déployées pour empêcher les manifestants d’atteindre la place donnant sur le siège du Parlement.

Les manifestants ont brandi des slogans appelant à la liberté d’expression et à « mettre fin au coup d’État », ainsi qu’au retour aux institutions légitimes, dénonçant la voie empruntée par Saïed. « À bas le coup d’État », « partez » et « le peuple veut ce que vous ne voulez pas », ont été les slogans choisis par les manifestants.

L’initiative « Citoyens contre le coup d’État », composée de militants, de défenseurs des droits de I’Homme et de citoyens, a été créée en même temps que l’annonce par Saïed de ces mesures d' »exception » ; en guise de rejet de celles-ci.

La Tunisie traverse une crise politique depuis le 25 juillet dernier, lorsque son président, Kaïs Saïed, a adopté des mesures d’exception, dont le gel des compétences du Parlement, la levée de l’immunité de ses députés, la suppression de l’organe de contrôle de la constitutionnalité des lois et la promulgation de lois par décrets présidentiels. Le président a également pris la tête du ministère public, démis le Premier ministre et nommé un nouveau gouvernement avec Najla Bouden à sa tête.

AA

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