Marrakech, la ville où les pédophiles font la loi

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SCANDALE. Le gouvernement marocain a ordonné, le 8 juin 2011, l’ouverture d’une enquête après les propos de l’ancien ministre français, Luc Ferry accusant un ancien membre du gouvernement français d’avoir eu des relations pédophiles au Maroc.

Cette affaire d’un ancien ministre français pédophile qui se serait livré à ses dépravations à Marrakech est désastreuse. Pour l’image du Maroc. Pour le tourisme national. Pour la ville ocre aussi. Et elle doit conduire à une forte réactivité. Le pire serait de se contenter de la voir condamner par telle ou telle ONG et de laisser les choses en l’état comme si ce fléau social était une fatalité contre laquelle on ne peut rien faire. C’est l’ancien ministre français de l’Education nationale (2002-2004), le philosophe Luc Ferry, qui a balancé ce gros pavé dans la mare médiatique et politique le lundi 30 mai 2011, sur la chaîne Canal +.

Citant un entrefilet sur cette affaire publié dans l’hebdomadaire Le Figaro Magazine, M. Ferry a précisé qu’«un ancien ministre s’est fait poisser (NDLR : arrêter) à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons. Probablement, nous savons tous ici de qui il s’agit. L’affaire m’a été racontée par les plus hautes autorités de l’Etat, en particulier le Premier ministre.» Pressé de questions, il a ajouté: «Si je sors le nom maintenant, c’est moi qui serai mis en examen et à coup sûr condamné, même si je sais que l’histoire est vraie».

Une réaction est nécessaire Deux jours plus tard, lors du “Grand journal” de cette même chaîne, la question est posée à un autre ancien ministre français, Jack Lang, qui donne son avis: «Ce n’est pas moi qui suis en cause spécialement». L’affaire connaît désormais une suite judiciaire avec l’ouverture par le parquet de Paris d’une enquête préliminaire et l’audition de Luc Ferry par la “Brigade de protection des mineurs”. Pour l’heure, aucun nom précis n’a été donné, mais les rumeurs persistent… Deux ONG marocaines –dont “Touche pas à mon enfant”, présidée par Najat Anwar– ont déposé plainte à Paris.

Si les faits incriminés sont établis, les questions ne manquent pas. La première est celle-ci: Qui a “couvert” ce fait délictueux sans faire appliquer la loi et faire juger le coupable? Quelles mesures opératoires sont prises pour enrayer la pédophilie, devenue l’un des vecteurs porteurs d’un certain tourisme sexuel? Quoi qu’il en soit la ministre marocaine de la Famille, Nouzha Skalli a affirmé le 8 juin 2011 que Le gouvernement marocain a ordonné l’ouverture d’une enquête. Tourisme et pédophilie Depuis 2001, plus de 40 touristes ont été jugés au Maroc pour des affaires de pédophilie et de prostitution.

Mais combien de centaines d’autres visiteurs étrangers ont échappé aux mailles du filet judiciaire? Tout paraît encore se passer comme si, en dernière instance, le touriste pédophile ou client de la prostitution bénéficiait d’une sorte d’“immunité” du fait de son statut. On ferme les yeux, on ne veut pas voir, on fait comme si…; un regard libéral, permissif, marqué au coin de la tartufferie, recouvre d’un voile des réalités bien visibles dans des villes touristiques comme Marrakech, Agadir et d’autres. Or, le pédophile étranger est aussi punissable que le pédophile autochtone. Et les autorités ont mis du temps pour prendre conscience de ce fléau et se résoudre à en constater les dégâts.
Dans un certain discours officiel, le tourisme sexuel n’existait pas et, d’ailleurs, on n’en parlait pas. Multiplication des affaires Le sujet n’était vraiment abordé qu’ici et là, dans les conversations de café ou dans les manchettes de certains journaux enclins au sensationnalisme et qui n’étaient guère pris au sérieux. N’était-ce pas, au fond, un sujet resté si longtemps tabou? Le tandem police-justice sévissait à l’occasion mais sans tapage, comme pour rassurer des pans conservateurs de la société rétifs à prendre l’exacte ampleur de la situation.

Mais ces dernières années, l’information étant devenue plus ouverte et plus osée, la multiplication des “affaires” a contribué à soulever le problème. Pornographie, prostitution et pédophilie, voilà le triptyque récurrent dans la vie sociale de certains touristes. Le tournant est intervenu en 2005, cette année-là, à Marrakech, a lieu le scandale d’un Français pédophile et la fermeture d’un établissement touristique. A Agadir, un couple trouve la mort au quartier Charaf, un homosexuel est tué à Taghazout et une résidence touristique est fermée pour prostitution.
Un grand scandale frappe la capitale du Souss avec ce citoyen belge, Phillipe Servaty, pour des faits remontant à l’année 2003. Des Marocaines nues sont photographiées et filmées dans différentes postures pornographiques. Si 15 victimes de ce “touriste” ont été condamnées à des peines de six mois à un an de prison ferme, des dizaines d’autres sont toujours en fuite. Toutes étaient mineures au moment des faits. Le drame frappe leurs familles à qui rien n’est épargné, ni les brimades, ni les insultes, ni les mises en quarantaine dans leurs quartiers…

Une association (Anaruz) est créée pour venir en aide aux victimes, mais elle se heurte à un “mur” d’incompréhension et de rejet au nom d’une morale du culturellement correct plutôt rigide et quelque peu autiste. Les victimes de la société Pourtant, aujourd’hui, une prise de conscience s’est faite autour de plusieurs axes. Le premier d’entre eux, c’est que les “objets sexuels” –enfants mineurs ou autres– sont d’abord des victimes de la société, de ses inégalités comme de ses exclusions sociales et économiques, et qu’il faut donc une politique publique appropriée associant la société civile.

Le second, lui, a trait au fait que le tourisme sexuel est devenu constitutif du tourisme à Marrakech, à Agadir et ailleurs. Et cette perversion d’une industrie nationale de premier plan n’est pas le moins du monde tolérable, ce qui implique que l’on y apporte des correctifs. Questions de dignité nationale, car c’est tout le tout Maroc, qui ne saurait admettre cet amalgame entre ses traditions d’accueil et d’hospitalité et des pratiques immorales, qui risque de pâtir de cette situation en étant rangé –au côté de la Thaïlande ou des Philippines par exemple– comme un des hauts lieux du tourisme sexuel. En termes de marché, on n’a que faire de ce segment-là alors qu’il y a tant à faire pour améliorer l’attractivité du produit touristique national auprès des touristes bien intentionnés et bienvenus…

Noureddine jouhari

Maroc Hebdo via Maghress


« Un ancien ministre s’est fait poisser à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons. »

L’ancien ministre de l’Education nationale Luc Ferry a accusé lundi soir un ex-ministre d’avoir eu des relations pédophiles au Maroc. Il affirme avoir eu « des témoignages » à ce sujet de la part « des autorités de l’Etat au plus haut niveau », à commencer par un Premier ministre. « Probablement, nous savons tous ici de qui il s’agit », a-t-il lancé lors du Grand Journal de Canal +, tout en avouant n’avoir

« évidemment pas » de preuves. Ferry a expliqué qu’il ne donnait pas le nom de l’ancien ministre en question parce que, selon lui, « si je sors le nom maintenant, c’est moi qui serai mis en examen et à coup sûr condamné, même si je sais que l’histoire est vraie ».

Le Républicain Lorrain, 01/06/2011

Politique et pédophilie : les étranges accusations de Luc Ferry

Etrange moment, hier soir au Grand Journal : le philosophe Luc Ferry s’est mué quelques instants en pro de la rumeur, accusant un ancien ministre de pédophilie.powered by Audion

Stupeur, hier soir, sur le plateau du Grand Journal. En plein débat sur l’affaire Strauss-Kahn et son traitement médiatique, l’ancien ministre de l’Education et philosophe Luc Ferry s’est laissé aller. Et sous couvert d’expliquer que la loi française protégeait comme il faut la vie privée des politiques et des personnalités publiques, Ferry a relancé une vieille rumeur qui tourne depuis des années dans les dîners parisiens. « Le problème est : « Est-ce qu’on veut une presse qui fait fi du principe de la diffamation et du respect de la vie privée ou pas. Est-ce qu’on veut une presse à l’américaine ou pas ? » Nous n’en voulons à aucun prix, pour l’essentiel des journalistes que je connais. Dans les pages du Figaro Magazine de cette semaine, vous avez un épisode qui est raconté d’un ancien ministre, qui s’est fait poisser à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons. Bon. Probablement nous savons tous de qui il s’agit », a-t-il lâché devant un Ali Baddou médusé, qui a répliqué en demandant des preuves à Luc Ferry.

Des preuves ? Evidemment, il n’en a pas, puisque ce n’est qu’une rumeur. « J’ai des témoignages des membres de cabinets au plus haut niveau, et des autorités de l’Etat au plus haut niveau. Si je sors le nom maintenant et que je lâche le nom dans la nature, premièrement c’est moi qui serais mis en examen et je serais à coup sûr condamné même si je sais que l’histoire est vraie », a-t-il tenté d’argumenter.

Bravo à Luc Ferry qui, en une déclaration a : défendu l’omerta sur d’éventuels vrais dérapages d’hommes politiques, relancé une rumeur bien sordide sans aucune preuve, et rendu hommage à la première dame avec sa reprise bien à lui de Quelqu’un m’a dit.

Voici, 31/05/2011

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