Air Algérie : Les prix seront-ils revus à la baisse?

Air Algérie : Les prix seront-ils revus à la baisse? – Les prix des vols pratiqués par «Air Algérie» sont jugés excessifs par la diaspora algérienne

Est-il facile de voyager ou entrer par avion en Algérie? Depuis la levée des restrictions de voyages via le ciel pour cause de stabilité pandémique en Algérie, des voyageurs, eux, se disent confrontés à une autre restriction d’ordre financière celle-là. Et pour cause, les prix des billets ont flambé. Tout compte fait, les prix des vols pratiqués par «Air Algérie» sont jugés excessifs par la diaspora algérienne. Cette dernière a demandé plusieurs fois à revoir et à plafonner la billetterie de telle sorte qu’elle soit au diapason de leur pouvoir d’achat réel et à la portée des capacités des membres de la communauté nationale, résidant à l’étranger.

Profitant de la levée du confinement dans plusieurs wilayas du pays et de l’embellie retrouvée du trafic aérien à la faveur du fléchissement du niveau de la pandémie dans le monde, les appels se multiplient afin de reconsidérer les prix des billets d’avion à l’international. «Sur quelle base s’appliquent les prix des vols?». «Pour quelle catégorie «de clientèle, ils devraient être normalement destinés», s’interroge la diaspora, mettant en ligne les effets de la crise sanitaire qui n’a pas épargné leur climat d’affaires, commerces ou salaires, pour ce qui est notamment des employés dans divers secteurs de l’économie des pays d’accueil étrangers et qui veulent rentrer au pays soit pour voir un malade ou assister à un enterrement d’un proche ou conclure une affaire.

Depuis la décision du président de la République, Abdelmajid Tebboune, concernant l’augmentation du nombre des vols dans le cadre de la réouverture partielle du ciel, Air Algérie a mis en ligne les prix de la billetterie et augmenté à plus de 75% des vols entre l’Algérie et la France, à raison de deux vols hebdomadaires entre les deux aéroports Orly et Charles De Gaulle et des villes algériennes.

A titre illustratif, en octobre dernier, le prix de vols à partir de Paris vers Alger s’élevait à 473.25 euros soit 10 millions de centimes si on prend en considération le change de lundi 1er novembre de 21,30DA l’euro. Une vraie «corvée financière» selon les voyageurs à destination de l’Algérie encore que ce prix ne concerne que l’aller. Raison qui fait que ces derniers appellent «à revoir ces prix de vols» et à mettre en oeuvre une «stratégie sociale» pour que la diaspora ne soit pas pénalisée de rester constamment «bloquée» financièrement.

Dans ce contexte, le ministre du Transport a reconnu, mardi, que les tarifs pratiqués par Air Algérie sont excessifs et ne correspondent pas au pouvoir d’achat des Algériens. Le ministre du Transport, Aissa Bekkai, a reconnu, mardi, que les tarifs pratiqués par Air Algérie sont excessifs et ne correspondent pas au pouvoir d’achat des Algériens. S’exprimant mardi sur Chourouk News, le membre du Gouvernement tente néanmoins de justifier cet état de fait, en mettant en regard ces tarifs prohibitifs avec «la situation financière difficile que traverse actuellement l’entreprise qui traîne un déficit chronique imputable en grande partie à un effectif pléthorique (environ 11.000 salariés) et des salaires mirobolants, sans rapport avec les moyens de l’entreprise.

Le ministre du Transport fait état de «propositions qui sont sur la table pour relancer, à court, moyen et long termes Air Algérie», profitant pour annoncer la création prochainement d’une entreprise qui sera chargée de la maintenance des avions. Air Algérie a annoncé, ce dimanche, l’ouverture de nouvelles lignes qui desservent le Sud du pays et un renforcement de son programme des vols intérieurs.

Le renforcement des lignes d’Air Algérie vise à «booster le tourisme» à l’intérieur du pays, à «créer une dynamique dans le Sud du pays», à souligné le porte-parole d’Air Algérie, Amine Andaloussi. Les prix appliqués sur ces dessertes sont «étudiés», rappelant que les «lignes domestiques bénéficient d’une contribution de l’Etat», ce qui permet de proposer les billets à des prix «accessibles», a-t-on indiqué.

Le Carrefour d’Algérie, 04/11/2021