Les riches polluent, les pauvres payent

Les riches polluent, les pauvres payent – Tsunamis, cyclones, séismes dévastateurs, précipitations intenses, inondations, crues dont l’ampleur peut atteindre des proportions alarmantes, alimentent les colonnes des médias.

L’écho de catastrophes naturelles nous parvient périodiquement, de contrées plus ou moins lointaines, sous la forme d’images effrayantes.
Tsunamis, cyclones, séismes dévastateurs, précipitations intenses, inondations, crues dont l’ampleur peut atteindre des proportions alarmantes, alimentent les colonnes des médias.
Ces calamités d’origine essentiellement naturelle affectent des populations qui ne peuvent y faire face avec leurs propres moyens. Il est, aujourd’hui, presque impossible de parler de catastrophe naturelle sans que revienne, comme un leitmotiv, le thème du changement climatique qui a pris, dans les représentations populaires, la place de la «bombe atomique».

Le traitement des questions climatiques doit reposer sur la nécessité pour les pays avancés d’assumer leur responsabilité historique, ce qui est, malheureusement, loin d’être le cas.
Les pays développés, pourtant responsables du dérèglement climatique, doivent aider les pays en développement à lutter contre ses effets dévastateurs. Les pays pauvres polluent en effet peu, mais paient le plus lourd tribut du réchauffement climatique. L’aide financière réellement fournie par les pays riches ne représenterait qu’un tiers des sommes qu’ils déclarent officiellement. Les 100 milliards de dollars américains que les pays les plus riches se sont engagés à amasser chaque année, pour aider les pays les plus pauvres à lutter contre le changement climatique ou à s’adapter à leurs conséquences, ne seront pas récoltés avant 2023. C’est, du moins, la prévision partagée par le président de la COP26, Alok Sharma.

Le paradoxe est frappant concernant l’Afrique. Le continent ne représente que 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, alors qu’il reste parmi les plus vulnérables aux impacts négatifs du changement climatique.
En effet, les pays africains sont touchés par de nombreuses catastrophes naturelles depuis longtemps, avec une augmentation significative de leur fréquence et de leur intensité, attribuables au réchauffement climatique : inondations, sécheresse, perturbation des saisons pluvieuses et vagues de chaleur sont les évènements météorologiques extrêmes les plus récurrents.

Dans le même temps, l’érosion des sols, la dégradation des ressources forestières et la désertification, processus lents et potentiellement irréversibles, menacent la sécurité alimentaire, en continuant à s’amplifier. Promouvoir dans l’urgence des réponses adéquates, vaincre l’attentisme nécessitent des engagements fermes des gouvernements et des Etats, cela appelle à une coopération véritable pour interagir.


Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, intervenant au nom du Président Abdelmadjid Tebboune, a souligné à cet égard la nécessité de recourir à une approche continentale et à une solution africaine collective pour faire face à ces fléaux, lors de la réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine des chefs d’Etat et de gouvernement.

Il a réaffirmé, à cette occasion, la nécessité d’accorder la priorité à l’action commune et à une synergie d’efforts collectifs pour orchestrer une riposte efficace.

EL MOUDJAHID, 30/10/2021