De « bons signaux » en provenance du Maroc, selon M. Albares

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Le ministre des Affaires étrangères, de l’UE et de la Coopération, José Manuel Albares, a assuré ce mercredi que « tous les signaux » qui proviennent du Maroc « sont bons », mais a évité de mettre une date sur la fin de la crise diplomatique entre les deux pays pour le moment. Alors que le gouvernement « attend » de savoir qui rejoindra le gouvernement du pays voisin, le chef de la diplomatie estime que ces signaux positifs sont donnés et que cela montre « que nous sommes sur la voie de la construction d’une relation encore plus solide ».

« Le Maroc est un grand pays et un grand ami de l’Espagne », a répété M. Albares, comme il le fait depuis qu’il a pris ses fonctions en juillet en remplacement d’Arancha González Laya, et il est allé plus loin en révélant que ce que veut le gouvernement, c’est « une relation stratégique avec le Maroc », qui est encore plus forte qu’auparavant », appuyant les propos de Mohammed VI qui, dans son discours du 21 août dernier, s’est prononcé en faveur d’une relation bilatérale « basée sur la confiance, le respect et le bénéfice mutuel », et auxquels le président du gouvernement, Pedro Sánchez, « a répondu par des mots similaires ».

Il faut croire que la situation est mieux perçue depuis Madrid que depuis Melilla, même si nous sommes plus proches. Pour l’instant, peu de signes ont été perçus, si ce n’est un contrôle accru à la frontière après un été de grande pression. Mais même cette section n’est pas épargnée, si l’on considère le récent chapitre de Vélez de la Gomera, où plus d’une centaine de Subsahariens sont arrivés parce que le Maroc les a tout simplement abandonnés. Ils ont ensuite été pris en charge dans le cadre d’un rejet de la frontière dénoncé par les ONG, mais le pays voisin ne peut être considéré comme ayant résolu le problème alors que c’est le Maroc qui l’a créé.

Un vrai signal positif de la part du Maroc serait de commencer à parler de la réouverture de la frontière, de la manière dont cela va se faire et, accessoirement, de reprendre l’activité de nos douanes commerciales. Il faut croire qu’à Moncloa, ils se contentent de peu.

Melilla Hoy, 07/10/2021