La France et ses crimes coloniaux

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Depuis la fameuse déclaration d’Emmanuel Macron en 2017, sur la colonisation française en Algérie, qualifiée de crime contre l’humanité, les opinions publiques sincères des deux côtés de la Méditerranée attendaient une nouvelle page de l’Histoire que se partagent l’Algérie et la France. Des pas dans le bon sens ont été enregistrés, certes, mais des reculades aussi. Les Algériens et les Français qui rêvaient de rapports réellement apaisés entre les deux pays et les deux sociétés, prirent cela pour des soubresauts «naturels».

La bête colonialiste française, tapis dans les arcanes du pouvoir, se débattait. Mais il a suffi qu’un loup de la meute haineuse sorte de sa tanière et commence à hurler que le même Macron se sente l’obligation d’hurler plus fort pour être entendu de ce que conserve la France de plus bestial dans son existence. Macron a cédé aux cris des collabos du nazisme, aux barbares qui ont enfumé des populations entières, aux tortionnaires, aux violeurs et autres criminels sans âme qu’acomptée la France dans son histoire.

Ce sont les descendants de cette minorité raciste et xénophobe qui ont tordu le bras du président français pour l’amener à prononcer des contre-vérités historiques et charger l’Algérie et son armée de tous les maux. Son rôle de premier magistrat d’un pays qui compte plus de 67 millions d’habitants est d’écouter son peuple.

Dans son écrasante majorité, le peuple français n’est pas haineux. Or, dans son propos truffé d’insanité historique, Macron a fait montre d’une haine colonial caractérisée. Il a tout fait pour couper le peuple français de son aspiration légitime à voir son histoire en face à se réconcilier une bonne fois pour toute avec le peuple algérien. Il a colporté le discours des haineux, des diviseurs et des nostalgiques d’une époque où le crime payait bien en Algérie. L’actuel président de la France qui croit sans doute convaincre ce petit électorat à lui accorder ses voix, en cédant sur un principe intangible des droits de l’homme et la vérité historique, n’a fait, en définitif que s’aplatir devant un ramassis de racistes, sans honneur. En s’attaquant à l’Algérie, il y laisse, lui aussi, son honneur.


Cinquante neuf ans après l’indépendance, il semble qu’en France, les acteurs de l’horreur coloniale ont fait des petits qui continuent l’œuvre de leurs parents et organisent un véritable travail de sape de l’Histoire. Mais qu’ils sachent donc qu’ils peuvent retourner tous les présidents français, ils ne vaincront pas.

L’Algérie est indépendante et sa voix porte. Dans dix, vingt ou cent ans, la vérité sur les crimes contre l’humanité commis par la France en Algérie finiront par être connus du monde entier.

Par Nabil G.

Ouest Tribune, 04/10/202