Djibouti-BM : Nouveau programme pour réduir la pauvreté

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Nouveau programme du Groupe de la Banque mondiale pour accélérer les efforts de Djibouti en matière de réduction de la pauvreté – Le CPF visera à répondre aux besoins immédiats liés à la pandémie tout en soutenant les réformes à moyen et long terme dans l’objectif de créer un environnement propice à une croissance inclusive et créatrice d’emplois

WASHINGTON D.C., États-Unis d’Amérique, 2 octobre 2021/ — Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale a discuté, le 23 septembre 2021, le nouveau cadre de partenariat-pays (CPF) 2022-2026 pour Djibouti qui vise à aider le pays à atteindre son objectif de réduction de la pauvreté en mettant fortement l’accent sur le développement du secteur privé. D’une durée de cinq ans, le programme soutient les travaux de la Banque mondiale, de la Société financière internationale (SFI), dont la mission est axée sur le secteur privé dans les pays en développement, et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), qui facilite les investissements étrangers directs par le biais d’une assurance contre les risques politiques et de garanties de rehaussement de crédit.

« Le nouveau cadre de partenariat-pays pour Djibouti cherche à tirer parti de l’emplacement stratégique du pays, au carrefour des régions et des continents, a déclaré Marina Wes, directrice des opérations de la Banque mondiale pour l’Égypte, le Yémen et Djibouti. En accordant une importance particulière à la réduction de la pauvreté et la prospérité partagée, notre partenariat soutiendra le développement du secteur privé pour stimuler la productivité et la création d’emplois, tout en mettant l’accent sur le capital humain et la bonne gouvernance. »

La création d’un environnement plus propice au développement du secteur privé est essentielle pour renforcer la résilience à long terme aux chocs économiques tels que la pandémie de COVID-19. Le CPF visera à répondre aux besoins immédiats liés à la pandémie tout en soutenant les réformes à moyen et long terme dans l’objectif de créer un environnement propice à une croissance inclusive et créatrice d’emplois. S’inscrivant pleinement dans le cadre de la Vision Djibouti 2035 et guidé par les priorités de la stratégie nationale du gouvernement, le programme s’articule autour de deux axes principaux :

  • La promotion d’une croissance inclusive tirée par le secteur privé et encourageant la création d’emplois et le capital humain, notamment en stimulant l’entrepreneuriat et le développement des petites et moyennes entreprises (PME), et en renforçant les compétences productives et l’accès à l’emploi, y compris pour les femmes et les jeunes. Le Groupe de la Banque mondiale soutiendra également les efforts des autorités visant à promouvoir le développement du secteur privé dans des secteurs clés tels que le tourisme, le logement et l’agro-industrie tout en poursuivant son engagement dans l’énergie et les infrastructures et en améliorant la connectivité infrarégionale.
  • Le renforcement du rôle et des capacités de l’État, en soutenant les efforts du gouvernement pour améliorer l’accès et la prestation des services de base dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’eau ; et pour promouvoir un secteur public davantage transparent, responsable et efficace, qui mette l’accent sur une gestion transparente accrue et une meilleure soutenabilité de la dette publique.

Dans ces deux domaines d’intervention, le cadre de partenariat-pays encouragera la transformation numérique, renforcera la transparence pour soutenir la bonne gouvernance et favorisera la parité hommes-femmes. Afin de renforcer la résilience de Djibouti aux chocs externes, l’intégration régionale sera au cœur de ce programme qui maintient également l’engagement en matière d’adaptation au changement climatique, d’atténuation et de réponse aux catastrophes.

Avec le soutien de la SFI et de MIGA, le CPF soutiendra les réformes de l’environnement des entreprises pour stimuler la productivité et encourager l’investissement privé à Djibouti.

« Le secteur privé joue un rôle essentiel dans la création d’emplois et la promotion de la croissance économique. La SFI continuera à travailler en étroite collaboration avec le gouvernement de Djibouti et avec la Banque mondiale pour explorer les opportunités qui permettront de soutenir les réformes visant à améliorer l’environnement des affaires et le climat d’investissement de Djibouti, et ainsi aider le pays à atteindre ses objectifs de développement », a déclaré Jumoke Jagun-Dokunmu, directrice régionale de la SFI pour l’Afrique de l’Est.

S’inscrivant dans la stratégie régionale de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, le cadre de partenariat-pays pour Djibouti s’appuie sur le Diagnostic-pays systématique du pays (SCD), une analyse complète du Groupe de la Banque mondiale des opportunités et des défis que rencontre Djibouti pour  parvenir à une réduction de la pauvreté et à une prospérité partagée dans un environnement inclusif et de manière durable. Il est étayé par des consultations approfondies avec un large éventail de parties prenantes, notamment les autorités du pays, le secteur privé, la société civile et les partenaires de développement. Mis en œuvre conjointement par la Banque mondiale, la SFI et MIGA, le CPF couvrira deux cycles de l’Association internationale de développement (IDA) : IDA19 (a) et IDA20 (a).

« Notre nouveau cadre de partenariat-pays prend en considération la pandémie mondiale et son impact sur l’économie et la population de Djibouti, ainsi que la dynamique régionale actuelle, a déclaré Boubacar‑Sid Barry, représentant‑résident de la Banque mondiale à Djibouti. Nous travaillerons en étroite collaboration avec les autorités pour soutenir le nouveau programme de développement, dans le but de réduire la pauvreté et de parvenir à une croissance plus durable et inclusive, tout en stimulant l’intégration régionale.»

Le portefeuille de la Banque mondiale à Djibouti comprend 13 projets financés par l’Association internationale de développement (IDA), la branche de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres, soit un montant total de 248 millions de dollars. Axé sur l’éducation, la santé, les filets de sécurité sociale, l’énergie, le développement des communautés rurales, la réduction de la pauvreté urbaine, la modernisation de l’administration publique, la gouvernance et le développement du secteur privé, il met l’accent en particulier sur les femmes et les jeunes.