Sahara Occidental: Les révélations de Hollande et Ross (vidéo)

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Dans une déclarations faite au documentaire « Toute l’Algérie du monde », l’ancien président français a affirmé que, dans la question du Sahara Occidental, l’intérêt de tous était d’avoir le conflit gelé. « C’est l’intérêt de tous d’avoir le conflit gelé. Ça entretient la flamme de la résistance ici ou le Grand Maroc ailleurs. On vit assez bien avec un conflit gelé. On ne va pas jusqu’au bout de son règlement. Et ça nuit , et ça c’est peut-être le problème le plus important pour le Maghreb. Comment deux grand pays comme l’Algérie et le Maroc en sont encore là, ne pas pouvoir envisager des politiques communes. Tant que ce problème demeurera on sait que ça assez des conséquences », a-t-il indiqué.

Pour sa part, l’ancien envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, a signalé que « le Sahara Occidental est une question dans laquelle les Etats-Unis ne veulent pas s’impliquer fortement, car s’impliquer fortement cela veut dire choisir un camp. Et comme nous entretenons de bonnes relations avec l’Algérie et de bonnes relations avec le Maroc, ça nous arrange de laisser l’ONU s’en occuper, ce qui est dommage, d’une certaine façon, car comment expliquer qu’il n’y ait aucune avancée dans ce dossier depuis 1975 ? ».

Pour l’ancien diplomate algérien Abdallah Baali, « sans l’appui inconditionnel, permanent, aveugle de la France au Maroc, la question du Sahara Occidental aurait trouvé son dénouement depuis très longtemps ».

Robert Malley, Conseiller diplomatique des présidents Clinton et Obama, explique le désintérêt américain en avançant l’argument des priorités. Selon lui, « la politique étrangère es toujours une question de priorités. Priorités qui peuvent être correctes ou incorrectes, mais c’est une question de priorités. Et pour les Etats-Unis il y a toujours eu des problèmes centraux plus importants que la question de l’Afrique du Nord, du Maghreb en général. Évidemment, le conflit israélo-arabe et les relations privilégiées avec Israël, d’un côté. De l’autre côté, c’est le libre accès au pétrole. Depuis le 11 septembre, en particulier, la lutte contre le terrorisme ».