Maroc: Des faux prix pour embellir l’image du roi

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El Confidencial met en exergue la fausseté du prix Jean Jaurès prétendument octroyé au roi du Maroc Mohammed VI.

Dans son édition de ce mardi, il indique aue « le prix « prestigieux » Jean Jaurès est en réalité un faux ». « Malgré les restrictions à la liberté de la presse, deux journaux numériques marocains, « Le Desk » et « Yabiladi », ont osé enquêter sur qui l’a accordée. Ils sont tous les deux arrivés à la conclusion qu’il s’agit d’une imposture. « Prix Jean Jaurès attribué à Mohamed VI : autopsie d’une défaillance des médias », titre son article ‘La Desk’, attaquant les journaux qui reproduisaient le communiqué de la CEPRC sans enquêter », ajoute-t-il.

El Confidencial affirme que le site « Yabiladi » assure que le CEPRC est un « centre fictif ». « Il suffit de passer quelques minutes sur le site du Centre européen pour la paix et la résolution des conflits pour douter du sérieux de cette institution », souligne, pour sa part, ‘Le Desk’.

Selon le média espagnol, « Mohamed Ouamoussi, journaliste d’origine marocaine qui préside la CEPRC, « est une personnalité aussi sulfureuse qu’intrigante », écrit ce journal après avoir pris connaissance de son curriculum vitae ».

« Parmi les conférences et débats organisés par le centre, ‘Le Desk’ analyse celle qui aurait eu lieu en mai 2020 sur le covid-19 et les intervenants qui y ont participé. « D’après nos recherches, il s’agit de mannequins : la photo du premier intervenant a été prise sur le site d’un institut de formation aux métiers de la filière aéronautique », précise-t-il. « Pire encore, les affiches de l’événement ont été grossièrement déformées pour donner l’impression qu’elles ont été organisées par le Centre », ajoute-t-il ».

« Ni « Le Desk » ni « Yabiladi » n’ont demandé qui réellement, au-delà d’une toile parsemée de faussetés, inspire ces récompenses probablement parce qu’il est impossible d’enquêter au Maroc. L’hypothèse la plus plausible est qu’elles sont incitées par le propre environnement du monarque pour montrer à l’opinion publique marocaine – à l’étranger cette nouvelle passe inaperçue – l’estime dont le roi jouit au-delà des frontières du Maroc et aussi pour faire plaisir au souverain en lui annonçant les récompenses qu’il reçoit », conclue la même source.