Maroc: Dans 2 jours, le tsunami de la Cour Européenne de Justice

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Il s’agit d’un nouvel épisode du feuilleton du Sahara Occidental qui pourrait assombrir davantage les relations du Maroc avec l’Espagne et avec l’Europe en général et aui pourrait entraver les efforts du chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares visant à rebâtir les relations hispano-marocaines sur de nouvelles bases pour éviter de nouvelles crises dans les deux enclaves de Ceuta y Melilla.

En effet, ce dernier a annoncé lors de son investiture en juillet dernier que l’un de ses principaux objectifs était de renforcer les relations avec « l’ami Maroc ». Deux mois et demi plus tard, il n’a toujours pas réussi à décrocher de son collègue marocain, Nasser Bourita, un rendez-vous pour une rencontre en personne.

Désormais, l’Espagne, le Maroc et la France, principal allié du Maroc dans le contentieux sahraoui regardent, non sans souci, le verdict de la Cour de Justice de l’Union européenne concernant le recours déposé par le Front Polisario contre l’inclusion du territoire du Sahara Occidental dans les accords commerciaux signée par Bruxelles avec le Maroc.

Ce verdict est attendu le 19 septembre et risque de faire couler beaucoup d’encre, notamment par le fait que l’instance judiciaire européenne reconnaît tacitement le Front Polisario comme représentant de la population sahraouie.

Le 21 décembre 2016, la CJUE a jugé que le Maroc et le Sahara occidental étaient deux territoires distincts et séparés, et qu’il ne pouvait y avoir d’activité économique sur le territoire qu’avec le consentement du peuple du Sahara occidental.